Berthold Auerbach, La fille aux pieds nus (1881)
“ Tiens, dit-elle, regarde ce qu'il m'a donné. — Oh ! oh ! s'écria la Marianne à la vue de la pièce de monnaie, au cadeau seul j'aurais deviné la main qui l'a fait. Mais, ma parrvre enfant, c'est tout simplement un mauvais groschen. — Comment cela ! demanda Marie, dont les yeux se remplirent immédiatement de larmes. — Dame! c'est un vieux groschen hors de cours, qui ne vaut qu'un krentzer et demi. — Eh bien, répondit la jeune fille avec une fermeté où perçait une nuance d'aigreur, c'est que le fermier Landfried n'a entendu me donner qu'un kreutzer et demi. Cela suffit, et je suis contente. ”
