Lupuline

Définition et enjeux

Octave Caussin,  Les plantes médicinales de la Picardie (1907)

“ On n'emploie que les fleurs femelles. A la base de chaque écaille, on trouve deux petits fruits ovoïdes, comprimés, jaunâtres, entourés d'une poussière d'un jaune d'or ou d'un jaune verdâtre, odorante, le lupulin. C'est un petit organe (Raspail) glanduleux, ovoïde, ressemblant vaguement au fruit du chêne. Il est composé de lupuline, d'essence, de gomme, de résine, d'extractif, d'osmazone, de graisse, d'acides valérianique, malique, de malate de chaux, de tannin et de divers sels (Personne) . La lupuline ne cristallise pas; elle est d'un blanc jaunâtre ”
Source : Gallica

Pierre-Louis Cottereau,  Traité élémentaire de pharmacologie… (1835)

“ On épuise par l'eau la matière jaune granulée du houblon, et l'on obtient ainsi un soluté aqueux de lupuline mêlée avec un peu de tannin et d'acide malique. On sature l'acide libre par la chaux, on évapore jusqu'à siccité, et l'on traite le résidu par l'éther pour enlever un peu de résine. On sépare ensuite la lupuline du malate en soumettant à Faction de l'alcool qui ne dissout que la première, et en fesant évaporer. ”
Source : Gallica

Antoine Cariot,  Étude des fleurs : botanique élémentaire… (1854-1855)

“ Une petite poussière jaunâtre, désignée, comme le principe chimique qu'on en extrait, sous le nom de lupuline, recouvre les écailles des cônes membraneux du Houblon, et leur communique une amertume franche mais agréable. La médecine les emploie fréquemment comme toniques dans l'inappétence et l'affaiblissement de l'estomac ; elle les prescrit quelquefois
comme anthelminthiques, mais surtout comme dépuratifs et fondants, contre les scrofules, le rachitisme, les tumeurs blanches et autres affections provenant de la surabondance du système lymphatique.
”
Source : Gallica

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