Substitution (droit)

Définition et enjeux

Jacques Flach De la subrogation réelle (1870)

Une seule règle, une maxime de droit, dont on n'a bien compris ni l'origine historique ni le sens vrai, a été invoquée dans tous les autres cas sans distinction, où l'on croyait voir une subrogation réelle. — Or quoi de plus large, de moins défini que cette expression de subrogation réelle, telle qu'on devait l'entendre alors ? — C'est toute substitution d'une chose à une autre dans une universalité.
Source : Gallica

Robert Tuloup Le Double legs conditionnel alternatif et la substitution prohibée… (1910)

Il est nécessaire enfin pour constituer la substitution, qu'il y ait dans la disposition à côté de la libéralité du grevé une autre libéralité faite au substitué, à l'institué. La personne du substitué doit donc être clairement désignée par le disposant : un droit ne pouvant être conféré à une personne incertaine.
Source : Gallica

Eugène Delepoulle Exposé théorique de la fiction d'exterritorialité par rapport aux personnes… (1897)

La position légale du ministre public vis-à-vis du souverain a beaucoup d'analogie avec une situation que nous rencontrons en droit civil, la situation du substitué en cas de substitution de mandat.
Plaçons-nous dans l'hypothèse d'une procuration autorisant expressément ou tacitement la substitution, supposons que le mandataire s'est substitué un tiers pour l'accomplissement de son mandat. Dans les rapports du substituant et du substitué, la substitution est un mandat et elle en produit les effets. Le substitué tient ses pouvoirs du substituant qui le nomme, mais il fait la chose du mandant.
Source : Gallica

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