Sérum artificiel

Définition et enjeux

Paul Lefert Lexique-formulaire des nouveautés médicales et biologiques… (1898)

Sérum artificiel. — Solutions salines, à base de chlorure de sodium, dont l'emploi constitue un mode spécial de sérothérapie (V. Lavage du sang) . On pratique des injections sous-cutanées ou intra-veineusès de sérum artificiel dans les cas d'anémie grave, de collapsus, après des hémorrhagies abondantes, dans les infections cholériformes, etc.
Le sérum artificiel doit être aseptique, limpide, d'une composition et d'une température telles qu'il n'altère pas les éléments figurés du sang et qu'il ne présente par lui-même aucune propriété nocive.
Source : Gallica

Portrait de Louis Landouzy Louis Landouzy Les sérothérapies : leçons de thérapeutique et matière médicale… (1898)

Je crois que, chez certains phtisiques, l'injection de sérum animal, aussi bien que de sérum artificiel, n'est point indifférente. Mais, je me crois autorisé à dire qu'en pareil cas la sérothérapie fait beaucoup plus pour le malade, physiquement parlant, que pour la maladie. En outre, je ne saurais trop vous rappeler que la phtisie est, de toutes les maladies, celle clans laquelle la thérapeutique est le plus difficile à juger.
Source : Gallica

Portrait de Louis Landouzy Louis Landouzy Les sérothérapies : leçons de thérapeutique et matière médicale… (1898)

Que les sérums immunisateurs aient été à eux seuls, en ces derniers temps, l'objet de plus de travaux et de découvertes que ne l'avaient jamais été les sérums normal et artificiel, personne ne le pense et ne vous le dira plus que moi. C'est justement parce que le sérum immunisateur tire à soi toute l'attention médicale et représente la plus forte part des applications sérothérapiques, que, pour la majorité des médecins, l'expression de sérothérapie menace d'évoquer uniquement, exclusivement, l'idée de sérums immunisateurs.
Source : Gallica

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