Vicaire perpétuel

Définition et enjeux

Abbé Enjalvin Histoire d'Antony : ou recherches faites sur cette localité (1852)

Dulaure a cru que le mot vicaire peut se traduire par vicomte. Il y a en effet des vicomtes qui n'étaient autre chose que des receveurs des deniers publics, ou des lieutenants chargés par les seigneurs de prononcer dans les causes de moyenne et basse justice. Cette explication ne s'éloigne pas beaucoup de la nôtre, et, comme la nôtre, elle exclut l'idée d'un vicaire perpétuel ou d'un curé. L'abbé Lebeuf, de son côté, qualifie Garin de vicarius ou viarius, et ce dernier mot ne peut nullement s'appliquer à un vicaire-prêtre, et signifie littéralement commissaire voyer.
Source : Gallica

Portrait de Jean le Rond d’Alembert Jean le Rond d’Alembert L’Encyclopédie, 1re éd.

Vicaire perpétuel, c’est celui dont la fonction n’est pont limitée à un certain tems, mais doit durer toute sa vie ; tels sont les vicaires de l’empire, les vicaires nés de certains prélats, les ecclésiastiques qui desservent un canonicat pour quelque abbaye, ou autres églises, dans une cathédrale.
On donne aussi le titre de vicaire perpétuel aux curés qui ont au-dessus d’eux quelqu’un qui a le titre & les droits de curé primitif.
Source : Wikisource

Adolphe Jammes Monographie de la paroisse de Saint-Privat-d'Allier et Notes historiques sur St-Didier-d'Allier et le Vernet… (1928)

Plus tard les prêtres séculiers étant devenus plus nombreux, les religieux ont cédé leurs fonctions à un curé ou vicaire perpétuel, représentant le prieur qui parfois ne résidait plus.
Conservant toujours leur titre de prieurs de S. Privat, les Religieux se réservèrent aussi le droit de présentation de celui qui devait les représenter : du vicaire perpétuel,
c'est-à-dire inamovible, par opposition aux simples vicaires dont le curé pouvait demander le déplacement.
Source : Gallica

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