A. Rayer, Voyage agricole dans la vallée du Nil (1902)
“ Et cependant j'ai rencontré chez cette population agricole une douceur mélancolique que je n'ai point trouvée chez l'Arabe tunisien ou algérien. Néanmoins l'âme du fellah déformée par des siècles d'oppression est totalement dépourvue de ressort et de vigueur. C'est un grand enfant, docile, imprévoyant, incapable d'aucune conception, d'aucune initiative, aimant par-dessus tout ce limon du Nil qu'il cultive avec passion en supportant toutes les souffrances d'une misérable existence. ”
