Cirque de Gavarnie

Définition et enjeux

Auguste-Jean Boyer d'Agen Terre de Lourdes (1894)

En bas, devant le Marboré, qui nous servait de muraille et derrière lequel le Mont-Perdu montait plus haut encore, le Cirque entier de Gavarnie s'ouvrait béant, comme un chaos immense, auquel les dix-huit chutes gigantesques prêtaient perpétuellement leur grande voix; Tout au fond, tout au loin, fermant le
Cirque comme la boucle reluisante d'un vaste ceinturon, notre petit village de Gavarnie s'accusait en point blanc et bleuâtre par ses maisons et ses fumées.
Source : Gallica

Ignace de Longinski Excursions aux environs de Genève

C’est à l’époque de la fonte des neiges que le spectacle acquiert toute sa beauté : on compte plus de trente cascades constituant ce féerique château d’eau. Le cirque de Gavarnie, cette merveille des Pyrénées, n’offre pas une scène plus majestueuse et plus saisissante. Quel calme reposant l’on goûte dans ces endroits perdus et sauvages ! Quelle grandiose solitude, quelle sauvage et imposante majesté se dégagent de ces montagnes poétiques et fières !
Source : Wikisource

Adolphe de Chesnel Dictionnaire des merveilles et curiosités de la nature et de l'art… (1853)

C'elui qui a lu quelque description des terres polaires, des solitudes du Soitzberg, de la Laponie, de la Sibérie ou de la contrée qui avoisine le cap Nord, peut se croire, lorsqu'il se trouve dans le cirque de Gavarnie, transporté, comme par enchantement, à l'une de ces terres de désolation. Ce cirque est en effet jonché de débris qui gisent au milieu de la glace et de la neige; il est traversé par des torrents dont les artères rayonnent à droite et à gauche, et le fond de son entonnoir présente, dans les jeux abrités des neiges qui s'y conservent perpétuellement.
Source : Gallica

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