Anévrysme cardiaque

Définition et enjeux

Portrait de Henri Huchard Henri Huchard Traité clinique des maladies du coeur et de l'aorte… (1899-1905)

Ce qu'il faut bien établir, c'est d'abord l'existence de symptômes ou d'accidents que l'on peut bien relever dans l'histoire clinique des anévrysmes partiels du coeur, mais qui n'appartiennent en aucune façon à ces derniers. Tels sont : la dyspnée, l'angine de poitrine, les altérations du rythme cardiaque, l'insuffisance fonctionnelle de la mitrale, la mort subite elle-même. On ne meurt pas subitement, on n'est pas atteint d'angine de poitrine parce qu'on a un anévrysme du coeur, mais parce que celui-ci est sous la dépendance d'une sténose ou d'une obstruction coronarienne.
Source : Gallica

Jean-Joseph Peyrot Manuel de pathologie externe ; 3… (1887)

Symptômes. — Les phénomènes locaux observés au niveau de l'anévrysme n'ont rien de spécial. Il s'agit toujours d'une tumeur molle, fluctuante, réductible, indolente, animée de battements, et présentant à l'auscultation un bruit de souffle isochrone avec la systole cardiaque. Comme dans tous les anévrysmes, les battements artériels sont diminués dans les artères périphériques correspondant à la distribution du tronc atteint : on explore principalement ici la faciale et la temporale.
Source : Gallica

Louis Bard Précis d'anatomie pathologique (1899)

La paroi ainsi affaiblie ne peut plus résister à la pression intracardiaque ; elle devient souvent alors le point de départ de lésions ultérieures, quelquefois d'un anévrysme diffus à marche rapide, le plus souvent d'une rupture du coeur. Celle-ci peut aussi survenir à la suite d'une dégénérescence graisseuse généralisée du muscle cardiaque ; mais ce fait est tout à
fait exceptionnel, la nécrose ischémique en est la cause presque constante.
Les ruptures du coeur sont rares ; elles se font toujours de dedans en dehors et entraînent la mort plus ou moins rapide par hémorragie.
Source : Gallica

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