Antoine Oudin, Dictionnaire historique de l'ancien langage françois… (1875-1882)
“ Amis, por Dieu, c'est chose voire Qu'il a plus d'un asne à la foire : Car vo Dames a plusieurs acointes, Joennes, jolis, appers et cointes, Qui la vont visiter souvent. Poës. de G. Macbaut. MS. fol. 203, R* col. 2. L'asne, si enclin à l'amour, paroît être pour tout le reste d'une indifférence stupide. « A cause que « l'asne est la beste la plus stupide de toutes les « autres, il est pris pour l'ignorance. » (Bouchet, XIe serée.) Ainsi, l'on a dit proverbialement : Roy sanz Lettres comme un asne seroit ; S'il ne savoit l'escripture ou les Loys, Chascun de ly partout se moqueroit. Eust. ”
