Don des langues

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Despois Eugène Despois,  Revue des Deux Mondes

“ C’est pourtant une chose grave que de renoncer à sa langue maternelle : une langue est le dépôt des traditions nationales, des sentimens politiques, religieux, domestiques, au milieu desquels on a été élevé; renoncer à sa langue, c’est en partie au moins oublier tout cela, c’est rompre jusqu’à un certain point avec le passé de son pays, avec les sentimens de ses concitoyens, avec le langage que notre mère nous a parlé dans notre enfance. Le génie du peuple, qui fait les langues, l’a bien senti : langue maternelle, ce mot dit tout ”
Source : Wikisource

A. Mézières,  Les Souffrances d’un pays conquis…

“ N’imposant à personne l’usage exclusif du français, laissant chacun libre de se servir à son gré de l’idiome qui lui convenait le mieux, il a gagné les cœurs par sa tolérance et conquis des affections qu’il retrouve aujourd’hui. À quoi lui eût-il servi de faire violence à des habitudes inoffensives ? Ce n’est pas la langue qu’on parle, ce sont les sentimens qu’on éprouve, la reconnaissance des bienfaits reçus, le souvenir de la gloire et des malheurs partagés qui font la nationalité. La patrie que l’on aime peut parler plusieurs langues, mais tous ses enfans la comprennent ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature