Ligule

Définition et enjeux

Mme Louis Trouillon,  Du grain de blé jusqu'au pain… (1920)

“ La ligule empêche l'eau de pénétrer, de glisser dans la gaine, le long de la tige, et de pourrir la plante en s'accumulant au fond de cette gouttière.
Non seulement notre blé sait se défendre, mais il sait aussi profiter des circonstances. Au bout des hautes tiges fines et souples, les fleurs, au mois de mai, attendent la brise : elles sont légères, leurs étamines pendantes sortent de l'épillet, leurs anthères en x tremblent au moindre souffle. Elles s'abandonnent au vent, qui fait voler le pollen jusqu'aux petits styles plumeux, entre les étamines, et les féconde sans peine.
”
Source : Gallica

J. Ménard,  Agriculture moderne, à l'usage des écoles primaires et des cours d'adultes et des candidats au certificat d'études primaires… (1904)

“ Les feuilles des graminées sont engainantes (fig. 88) , c'est-à-dire qu'à leur base elles entourent la tige sur une certaine longueur. Au point de jonction de la lige et du limbe de la feuille se trouve une petite collerette qu'on appelle la ligule. La forme de cette ligule permet de distinguer les jeunes céréales les unes des autres.
L'inflorescence des céréales est tantôt un épi comme dans le blé (fig. 89) , le seigle, l'orge, tantôt un panicule comme dans l'avoine (fig. 90) .
”
Source : Gallica

Denis Bach,  Cours de botanique générale . T. II. Classification des plantes vasculaires… (1943)

“ C’est cette ligule qui porte les sporanges groupés à son sommet, en deux séries longitudinales. Ils sont petits, sessiles, indépendants l’un de l’autre ; leur déhiscence s’effectue transversalement, en l’absence de tout anneau. Les spores, toutes semblables, donnent des prothalles souterrains, tuberculeux, sans chlorophylle et souvent parasités par des mycorhizes. ”
Source : Gallica

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