“ Quand la Mort, l’indomptable et terrible Coursière, Vous aura remportée au pays des Élus, Quand vous ne verrez plus, quand vous n’entendrez plus, Quand la tombe sur vous aura muré sa porte, Je vous le dis encor, vous ne serez pas morte ! ”
Main-morte
Définition et enjeux
Citations sur “main-morte”
Paul-Napoléon Roinard,
Nos plaies : vers
(1886)
“ La morte, alors, veut se lever, appelle ; Puis, corps à corps, se mordant, s'étranglant, Toutes les deux, dans un baiser sanglant, S'étouffent, et le glas brisant sa plainte Tinte : « Corps mort, va-t'en ! Le ver t'attend ! » ”
Édouard Pesch, Hégésippe et Louise : poëme social (1870)
“ Mourir, voir aux vieux jours approcher l'agonie ; Sentir, le cœur serré par la froide atonie, Dans les veines le sang se figer, s'arrêter; Entendre, près de soi, lentement apprêter, Par des gens inconnus, la bière mortuaire, Le bénitier, le buis, les cierges, le suaire, La tenture lugubre et le cercueil étroit ; Ne plus rien distinguer, dans l'ombre qui s'accroît, Qu'une main dont bientôt la pression brutale Doit clore une paupière à son heure fatale ”
Voltaire,
Théâtre de voltaire. Tome 8
(1828-1829)
“ Il était, après tout, ton maître légitime, L'image de Dieu même : il devient ta victime ! Vois son fier meurtrier, le jour de son trépas Élevé sur son trône et volant dans tes bras ! Et tu l'aimes, barbare ! et tu n'as pu le taire ! Dans ce jour effrayant de pompe funéraire , Tu n'attends plus que lui pour étaler l'horreur De tes crimes secrets consommés dans ton coeur. Il va joindre à ta main sa main de sang fumante! Si ton père éperdu devant toi se présente, Sur le corps de ton père il te faudra marcher Pour voler à l'amant qu'il te vient arracher. ”
Sully Prudhomme,
Œuvres de Sully Prudhomme/Poésies 1872-1878
“ Et meure, juste née assez pour être morte ! Oui, que toute sa sève et ses germes confus, Honteusement frustrés à leurs canaux prévus, Consomment d’inféconds et sinistres incestes Dont les fruits viciés n’engendrent de leurs restes Que la corruption ! Faisons de l’univers Un cadavre infini renaissant sous ses vers, Et n’y laissons traîner qu’une guenille d’âme, Afin qu’étant immonde il soit encore infâme ! Croupisse donc cet astre et le monde avec lui ! Il n’est pire destin que l’opprobre et l’ennui ! ”
Victorine Brocher,
Souvenirs d’une morte vivante
“ Chaque soir, des hommes en blouses blanches circulaient librement sur les boulevards, drapeau rouge en tête, et à la main, au bout d’un bâton, une lanterne carrée, garnie de papier transparent, sur chaque face était écrit en gros caractère : « À Berlin », et sur leur parcours, ils hurlaient : « Vive la guerre ! À Berlin ! À Berlin ! » ”
Louis-François Raban, Justine, ou Les malheurs de la vertu
“ Le vieux galérien se berça une seconde dans l’espoir chimérique de ravir à la mort une victime si noble et si pure !... il retourna le mourant, posa la main sur son cœur : pénible déception ! il ne pressait plus qu’un cadavre. ”
M. P. C., Revue des Deux Mondes
“ Et la mort leur versait, d’une main attendrie, Le calme bienfaisant d’un sommeil sans désirs. D’un idéal nouveau, vous, les ardens apôtres, Ô morts, on a trouvé trop doux votre sommeil ! Tressaillez dans vos os, car voici le réveil ! Le scandale est le fruit de jours comme les nôtres : Nous usons notre cœur à sonder ceux des autres, Et nos yeux à compter les taches du soleil. Plus le mort était grand, et plus on est avide De fouiller son cadavre, ainsi que font les loups. ”
Jean-François Destigny, Némésis incorruptible : satires de moeurs (1838)
“ Que fait cet autre meurtre?. Il déchire la plaie Que le premier ouvrit aux flancs du genre humain!. Couper un second doigt, est-ce venger la main ? Que rend au mort celui qu'on étend sur la claie? Rien! Et l'Humanité, d'un coup inattendu, Se voit deux fois atteinte ; et la tête qui tombe N'a pas encor bondit dans le trou de sa tombe, Que le sacrifice est perdu. La foule qui suivait la fatale charrette Gronde comme une hyène au seuil d'un abattoir; Elle darde ses yeux affamés de tout voir Sur ce cadavre chaud dont le souffle s'arrête!. ”
“ S’il l’a frappé, ayant à la main un instrument de bois qui peut causer la mort, et que la mort s’ensuive, c’est un meurtrier : le meurtrier sera puni de mort. 19. Le vengeur du sang fera lui-même mourir le meurtrier ; quand il le rencontrera, il le tuera. 20. S’il a renversé un homme par haine, ou s’il lui a jeté quelque chose en guet-apens, et que la mort s’ensuive, 21. ou s’il l’a frappé de sa main par inimitié, et que la mort s’ensuive, celui qui a frappé sera puni de mort, c’est un meurtrier : le vengeur du sang fera mourir le meurtrier quand il le rencontrera. ”
René Basset,
Contes populaires d’Afrique
“ Dans la nuit, la Mort enlève le fils du forgeron. — Je sais maintenant qui est le plus fort, dit l’enfant : c’est la Mort. — Tu as raison, répond le père ; c’est la Mort, mais elle est dans la main de Dieu, maître des mondes qui est seul puissant, bon et fort. ”
Octave Feuillet,
La morte
(1915)
“ On ne sait. Mais, après un premier saisissement silencieux, quand elle tint sous sa main le cœur à jamais glacé de celui qui, depuis tant d'années, l'avait comblée de bienfaits et de tendresse, elle s'affaissa sur ses genoux et sanglota convulsivement. Puis elle se releva d'un mouvement soudain et parut réfléchir quelques minutes en s'essuyant les yeux. Se dirigeant alors vers le laboratoire, elle ramassa le flacon qui était resté sur les dalles, et le remit à sa place dans le buffet de chêne. — Elle remonta ensuite l'escalier avec précaution et se retira chez elle. ”
Émile Livet, Les agonisants : 1917-1922 (1924)
“ Je suis au pays d'Ophir. La nature entière est chaude, L'Été ne va pas finir. Hélas ! C'est, — dans l'avenir, — En mon cœur que l'Hiver rôde. XCIX HORREUR DE LA MORT La Mort, très calme souveraine, Pour éprouver mon repentir, La Mort insensible et sereine Venue un soir s'appesantir Sur mon amour et sur ma haine, Sur ma joie et sur ma douleur, Sur le ciel et sur la lumière, La Mort, aveugle justicière, Pour m'arrêter comme un voleur Et me conduire au cimetière ! ”
Jacques Debout, L'âme du feu : poèmes de guerre et d'après… (19..)
“ Si la douleur n'a pas pour but l'enfantement, Si la Gloire n'est rien qu'un pompeux artifice, Et si la Mort n'est pas un recommencement. Lorsque la soif, la peur et les autres tortures Hantaient votre agonie, ô Morts abandonnés ! Vos espoirs vous ont-ils semblé des impostures ? Êtiez-vous des martyrs ou bien des condamnés ? Ne pensiez-vous donc pas: « Pourvu qu'on tombe en brave, La Mort a des splendeurs dont la Vie est l'envers ; Depuis celui du Christ, le sang rachète et lave, Et l'éternelle Croix domine l'Univers ». ”
Épictète,
Les Entretiens d’Épictète
“ Que t’importe, en effet? s’il se présente à toi un grand sanglier, tu en livreras un plus grand combat; s’il se présente à toi des méchants, tu purgeras la terre de méchants. — Mais si je meurs à la peine! — Tu mourras en homme de cœur, dans l’accomplissement d’une noble tâche. Puisque de toute façon tu dois mourir, il faut bien que la mort te trouve en train de quelque chose, entrain de labourer, de creuser, de vendre, d’être consul, d’avoir une indigestion ou un cours de ventre. Eh bien! en train de quoi veux-tu que la mort te trouve? ”
Émile Verhaeren,
Les Villes tentaculaires, précédées des Campagnes hallucinées
“ La Mort, dites, la bonne Dame, Se sent au cœur comme une flamme Qui, de là, monte à son cerveau. La Mort a soif de sang nouveau, La Mort est soûle, Un seul désir comme une houle, Remplit sa brumeuse pensée. ”
Paul Valéry,
Charmes
(1926)
“ LA FAUSSE MORTEHumblement, tendrement, sur le tombeau charmant,Sur l’insensible monument,Que d’ombres, d’abandons, et d’amour prodiguée,Forme ta grâce fatiguée,Je meurs, je meurs sur toi, je tombe et je m’abats,Mais à peine abattu sur le sépulcre bas,Dont la close étendue aux cendres me convie,Cette mort apparente en qui revient la vie,Frémit, rouvre les yeux, m’illumine et me mord,Et m’arrache toujours une nouvelle mortPlus précieuse que la vie. ”
Oscar Wilde,
Derniers essais de littérature et d’esthétique
“ Mais la Mort, qui nous apporte l'affranchissement de tout mensonge qui guérit le cœur quand le médecin échoue, qui réconforte ceux que la vie ne saurait consoler, qui plonge dans le sommeil les gardiens fatigués s'empare du Roi, et prouve qu'il n'est qu'un mendiant, parle, et nous, sourds à la voix de notre créateur, nous écoutons l'appel de notre destructeur, et nous y obéissons. ”
Émile Verhaeren,
Les Visages de la vie
(1916)
“ Mortes — depuis quels temps et sur quels échafauds ?– Quand le peuple portait des morts , comme drapeaux , Devant ses pas rués vers la conquête humaine . Egarons -nous , mon âme , en ces cryptes de deuil , Où , sous chaque tombeau , où , dans chaque linceul , On écoute les morts si terriblement vivre . Leur désespoir superbe et leur douleur enivrent , Car , au delà de l' agonie , ils ont planté , Si fortement et si tragiquement leur volonté Que leur poussière encore est pleine Des ferments clairs de leur amour et de leur haine . ”
Georges Rodenbach,
Bruges-la-Morte
“ Il avait voulu éluder la Mort, en triompher et la narguer par le spécieux artifice d'une ressemblance. La Mort, peut-être, se vengerait. ”
John Milton,
Le Paradis perdu
(1667)
“ La Mort recevra alors sa blessure de mort, et rampera inglorieuse, désarmée de son dard mortel. Moi, à travers les airs, dans un grand triomphe, j’emmènerai l’enfer captif malgré l’enfer, et je montrerai les pouvoirs des ténèbres enchaînés. Toi, charmé à cette vue, tu laisseras tomber du ciel un regard, et tu souriras, tandis qu’élevé par toi je confondrai tous mes ennemis, la Mort la dernière, et avec sa carcasse je rassasierai le sépulcre. ”
Gaston Boissier,
Revue des Deux Mondes
“ Comment osons-nous, chétifs mortels que nous sommes, nous plaindre à la mort d’un des nôtres, nous dont la nature a fait la vie si courte, quand nous voyons d’un seul coup d’œil les cadavres gisans de tant de grandes cités ! ”
Clair Tisseur , Le Littré de la Grand'Côte
“ MORT. — La Mort qui file. C’était, me disait mon père, une enseigne (j’ai oublié où) représentant la Mort filant. Elle faisait une grimace épouvantable, d’où, lorsqu’on se tord la bouche et les yeux, on appelle cela faire la Mort qui file. ”
Georges d’Esparbès,
Le Roi
(1900)
“ Ils marchaient toujours. Du sang dégorgeant d’entre les pavés, le long des ruisseaux, la mort devant, derrière, des cadavres blêmes au rire frappé court, des os cassés, des cervelles boueuses, des regards pourris, des mains pointues, un enchevêtrement de têtes sous des bottes et des couteaux clairs dans des plaies ; tant de morts, tant de frères aimés, gisants. ”
Alexis Toussaint de Gaigne, Encyclopédie poétique, ou Recueil complet de chef-d'oeuvres de poésie sur tous les sujets possibles… (1778-1781)
“ Et l'amour des Mortels fut aussi doux pour toi, Que le zèle des Dieux plut alors à leur Roi. Flatté de cette ardeur à venger son offense, De la voix & du geste imposant le silence, JUPITER au respect ; fit céder leur courroux. Le coupable est puni, dit-il, rassurez vous : Apprenez à la fois le crime & la vengeance. Les infâmes récits de l'humaine licence De la foudre en mes mains accusoient le repos. Je frémis à ces bruits que j'aime à croire faux. Moi-même, dans les cieux déposant le tonnerre, Sous les traits d'un Mortel je descends sur la terre. ”
Théodore Pavie,
Études sur l’Inde ancienne et moderne…
“ Aux grands coups que frappent les guerriers succèdent par intervalles les lamentations qui s’élèvent comme un chant funèbre autour du cadavre de ceux qui tombent, puis les imprécations contre le meurtrier et les accens de la vengeance. ”
Émile Zola,
Le Capitaine Burle
“ Ils baisent les mains de la morte, ils lui ferment les yeux avec des sanglots. À ce moment, leur enfance leur revient au cœur, et ils ne sont plus que des orphelins. Mais cette mort affreuse reste au fond d’eux, comme un remords et comme une haine. ”
Jacques de Voragine,
La Légende dorée
(1261-1266)
“ Il y a deux sortes de mort, la mort corporelle et la mort éternelle. Et la parole que tu cites, démon, ne se rapporte qu’à la mort corporelle, non à la mort éternelle. Car tous meurent quant au corps, mais tous ne meurent point quant à la vie éternelle. ”
“ Mais la mort est muette, et, comptant son silence, Vous caressez votre dessein. Mais lorsqu’ils sont tombés, ils ont crié vengeance ! Vous l’avez entendu crier ? Allons, un peu moins d’obligeance, Il faut la mort au meurtrier ! ”
Valentine Riant,
Notes et souvenirs : 1860-1879
(1880)
“ Qu'importe que, sur le soir, je m'incline vers la tombe. Mais le lys est d'abord enfoui dans la terre, avant de porter sa tige. Pour vivre, il faut mourir. Mon bon Maître, apprenez-moi ce que je dois faire pour mourir de cette mort qui mène à la vie. ”
A. Depasse, Souvenirs et tableaux poétiques… (1842)
“ Dans l'horreur du tombeau s'il faut que tout mon être S'abime ; pour mon nom s'il n'est pas d'avenir; Je ne descendrai point à d'indignes bassesses, L'on ne me verra point essayer de fléchir Ou Tibère, ou Séjan par de lâches caresses; Oh ! non ! mourir cent fois plutôt que s'avilir! Mourir ! quand tout sourit au printemps de la vie, Quand son cours s'embellit de riantes erreurs, Quand jeunesse, beauté, lorsqu'amour, tout convie A s'asseoir au banquet le front chargé de fleurs, Mourir !. ”
Maurice Chardon, Les nuits de l'échafaud (1878)
“ Alors on voit passer, comme en un mauvais rêve, Un cadavre vivant que le bourreau soulève. On voit un masque humain, horrible, grimaçant. Et puis rien. Un bruit sourd. Un éclair. Et le sang Tombe chaud, clapotant sur la terre fumante. L'homme est guillotiné. La justice est contente. ”
Louis Dimier,
Vingt ans d'action française et autres souvenirs
(1926)
“ L'image du lointain champ de bataille où règnent l'épouvante et la mort, où ils avaient exercé leur courage, où ils étaient enfin tombés, où le corps de quelques-uns mêlé parmi tant d'autres ne serait jamais reconnu, n'aurait jamais de funérailles, enveloppait d'une horreur inexprimable ce deuil cuisant. ”
A.-G. de Mériclet, A cent lieues de Paris, rêveries… (1836)
“ L'épouvantable mort que celle d'un soldat qu'on mutile, qu'on déchire, qu'on fait mourir en détail, par le fer et le feu ! mort sans gloire, sans couronne, et sans ce ciel qui s'ouvrait à la foi des martyrs. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Causeries du lundi
(1883)
“ Mon cher Diaphane, faites bien vos réflexions, je vous en prie, et, pour une vaine ombre d'établissement, n'allez pas commettre un meurtre en votre propre personne. Que me servira votre âme immortelle après votre mort? Les précieux débris d'un corps si chéri ne me seront d'aucune utilité. ”
Antonin Mulé, Histoire de ma mort, par Antonin Mulé (1862)
“ Je ne sache pas, néanmoins, que le spectacle de la mort offre à la badauderie publique un attrait si séduisant qu'il doive, attirer ses empressements et ses dilections : quoi de plus hideux qu'un cadavre, l'orbite de ses yeux effrondré, sa mâchoire désarticulée, le rictus de sa bouche grimaçant, ses dents jaunes mises à nu par le reflux des lèvres, sa pâleur d'hostie tamisée par le derme? ”
Jean Simon, Les Morts instruisant les vivants… (1844)
“ C'est pourquoi la mort la plus cruelle le dépouillera de tous ses biens; elle les arrachera de ses entrailles insatiables. Les douleurs l'assiégeront de toutes parts : s'il fuit d'un côté les pointes de fer, il tombera sous les traits de l'arc d'airain. D'horribles douleurs cribleront son corps et son ame. Il sera enivré du venin des aspics et saturé de têtes de vipères, jusqu'à ce qu'on jette sa froide et hideuse dépouille aux vers des sépulcres, à l'oubli et au néant! ”
Maurice Rollinat,
Les Névroses
“ Soudain le Sphinx-tête-de-Mort Passe et dit : « Tu seras cadavre. » On a dompté l’ennui qui mord, On est à l’abri du remord, Et libre, nonchalant et fort, On s’en va sans rien qui nous navre. ”
Saint-Roch, patron de tous les malades… (1885)
“ La mort nous fauche comme l'herbe. Ah ! du fond de notre misère et de notre accablement, nous crions vers vous dès le matin, et le soir nous tendons vers vous nos mains suppliantes. Ordonnez à votre ange d'arrêter son bras et de remettre dans le fourreau le glaive meurtrier dont l'a armé votre justice. ”
Anatole France,
Les poèmes dorés
(1920)
“ Si la vierge vers toi jette sous les ramures Le rire par sa mère à ses fèvres appris; Si, tiède dans son corps dont elle sait le prix, Le désir a gonflé ses formes demi-mûres; Le soir, dans la forêt pleine de frais murmures, Si, méditant d' unir vos chairs et vos esprits, Vous mêlez, de sang jeune et de baisers fleuris, Vos fèvres, en jouant, teintes du suc des mûres; LA MORT 65 Si le besoin d' aimer vous caresse et vous mord, Amants, c' est que déjà plane sur vous la Mort : Son aiguillon fait seul d' un couple un dieu qui crée. Le sein d un immortel ne saurait s' embraser. ”
“ Qui couraient au combat aussi prompts que la foudre Dont ils ont l’éclair dans les yeux ; Mais dans ces rangs pressés sous nos regards avides, La mort, la mort jalouse a creusé bien des vides : Tous étaient au péril, tous sont-ils à l’honneur ? ”
