Touraille

Définition et enjeux

Eusèbe Girault de Saint-Fargeau Revue des Romans

Le sire de la Touraille est un preux chevalier qui, de même que le petit Jehan de Saintré, était secrètement aimé d’une parente du roi de France. Il a su inspirer une vive passion à la nièce de Henri, si toutefois l’on peut comparer une franche coquette comme la dame des Belles cousines, à un ange d’innocence et de bonté comme la princesse de Nevers. Le même trait a profondément blessé le sire de la Touraille, et cette passion, que le plus profond mystère doit envelopper, qu’aigrit l’absence, qu’aucun espoir ne peut charmer, devient pour tous deux la source de mille douleurs.
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Eusèbe Girault de Saint-Fargeau Revue des Romans

Le jeune de la Touraille triomphe partout, à la lame, à l’épée, à l’arquebuse, et ne succombe qu’une fois devant deux beaux yeux qui l’enivrent de leurs regards, et sous les assauts d’une bouche fraîche et vermeille dont les baisers redoublés pressent malgré lui son beau visage : la comtesse de Châtellerault attire chez elle le timide jeune homme, égare ses sens, et le rend infidèle avait qu’il ait pu se mettre en défense contre cette sirène traîtresse.
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Portrait de Arthur Le Moyne de La Borderie Arthur Le Moyne de La Borderie Galerie bretonne historique & littéraire (1881)

Les vers de La Touraille sont en général médiocres ; toutefois, dans ses épigrammes il y a de l'esprit, de jolis traits, et (hors ses vers galants qui ne valent rien) presque toutes ses pièces sont, sous une forme ou sous une autre, des épigrammes. Jugez-en par sa fable du Dindon : Dans la basse-cour d'un seigneur Un dindon passoit pour un aigle;
1 Corresp. générale, 3 juillet 4 774 ; cf. 1er février 171 j et La Touraille, Nouveau recueil, etc., II, p. 28-30.
Chacun, voulant se mettre en règle, Admiroit l'oiseau radoteur.
Source : Gallica

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