Wehrgeld

Définition et enjeux

Victor Molinier,  Traité théorique et pratique de droit pénal… (1893-1894)

“ Outre le wehrgeld, l'offenseur était tenu de payer au fisc du roi de la cité une amende appelée fredum (fhrede, paix; prix de la paix) . Le fredum n'était perçu par le fisc qu'après que le wehrgeld avait été payé à la partie lésée (loi ripuaire, lit. 91, p. 391) . La quotité du wehrgeld variait suivant. : 1° la nationalité ; c'est ainsi que celle due pour le Franc était double de celle due pour le Romain (loi salique (3) , lit. 43) .
(1) Thonissen, Etude sur le droit criminel de la France : Les peines capitales dans la législation mérovingienne.
”
Source : Gallica

Portrait de Fustel de Coulanges Fustel de Coulanges,  Étude historique sur l’organisation de la justice dans l’antiquité et les temps modernes

“ Elle l’estimait en argent, et fixait l’indemnité que l’offenseur devait payer à l’offensé. Moyennant cette indemnité, l’offensé était contraint de se réconcilier avec son ennemi. C’est apparemment pour ce motif que l’indemnité s’appelait wehrgeld, c’est-à-dire argent de la guerre ou équivalent du droit de guerre. La taux en variait suivant la nature de l’offense, et aussi suivant le rang de la victime. Il était naturel en effet qu’une famille riche et puissante évaluât son droit de guerre à plus haut prix qu’une famille faible. ”
Source : Wikisource

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