Charles Wagner,
Jeunesse
(1892)
“ Aussi finissons-nous par ne plus connaître la patrie. Si la jeunesse s’éprenait de ces tournées de plusieurs jours de marche, faites par dix ou douze gais et solides camarades, quel bien elle se ferait à elle-même, tout en donnant l’exemple le meilleur ! Il faut nous sortir à tout prix des ornières et reconquérir la joie. La forêt avec ses senteurs capiteuses, ses voix, sa sève ; la montagne avec son haleine et ses vastes horizons ; la mer avec sa puissance et sa poésie sont sœurs de la jeunesse. C’est là qu’il faut aller pour se nourrir de force et de vie. ”
