Joachim de Flore

Définition et enjeux

A. Barine,  Revue des Deux Mondes

“ Ils le familiarisèrent de même avec les pensées et les sentimens héroïques.
Le fils du drapier d’Assise eut un autre maître bienfaisant, la Nature, qu’il aima jusqu’à la mort d’un amour invariable. Les gens qui savaient la regarder n’étaient pas aussi rares que le feraient supposer les mosaïques et les sculptures de l’époque. On raconte que Joachim de Flore, l’un des précurseurs de saint François, s’interrompit un jour de prêcher en voyant le temps s’éclairer subitement, et sortit de l’église avec ses auditeurs pour leur faire admirer la campagne mouillée et ensoleillée.
”
Source : Wikisource

La fin du Moyen-Âge. 1, La désagrégation du monde médiéval… (1931)

“ L'esprit de Joachim de Flore continuait d'exalter en Allemagne, comme en Italie, quelques groupes isolés. Vers 1445, Nicolas de Buldersdorff se déclarait fils de Dieu et proclamait l'avénement du Saint-Esprit ; l'ère du Nouveau Testament était close, le septième âge du monde commençait : l'homme allait recouvrer son innocence première. Le concile de Bâle auquel Nicolas avait soumis quelques écrits, le fit brûler en 1446. Mais ni sa mort ni le triomphe précaire du Saint-Siège n'imposèrent le silence aux prophètes. ”
Source : Gallica

Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann,  Dictionnaire de théologie catholique

“ Voir P. Fournier, Joachim de Flore et le « Liber de vera philosophia », dans la Revue d’hist. et de litt. rcl., t. iv, 1899, p. 36-66 ; Un adversaire inconnu de saint Bernard et de Pierre Lombard, dans la Bibl. de l'École des Charles, t. xlvii, 1886, p. 394-417 ; Joachim de Flore et ses doctrines, son influence, dans ! a Revue des quest. hist., t. lxvii, 1900, p. 457-505 ; les trois études ont été reproduites avec retouches sous le titre : Éludes sur Joachim de Flore et ses doctrines, Paris, 1909 ; cf. ici Joachim de Flore, t. viii, col. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature