Pacte de famine

Définition et enjeux

Ernest Menault Histoire agricole du Berry, monographie agricole du Cher… (1890)

Le clergé et la noblesse avaient un double intérêt dans cette spoliation odieuse qui a reçu le nom de Pacte de famine, car ils percevaient leurs dimes et redevances proportionnellement aux forces de la récolte et alors que les denrées étaient au plus bas, pour en revendre ensuite les fruits à des prix exorbitants lorsque la famine avait amené la hausse en triplant ou quadruplant leur valeur.
Jamais le génie du mal n'inspira aux ennemis du peuple une entreprise conduite avec un art plus infernal.
Source : Gallica

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet Œuvres complètes de J. Michelet

Le roi ici, c’est le système. On eut faim sous Louis XV, on a faim sous Louis XVI.
La famine est alors une science, un art compliqué d’administration, de commerce. Elle a son père et sa mère, le fisc, l’accaparement. Elle engendre une race à part, race bâtarde de fournisseurs, banquiers, financiers, fermiers généraux, intendants, conseillers, ministres. Un mot profond sur l’alliance des spéculateurs et des politiques sortit des entrailles du peuple : Pacte de famine.
Foulon était spéculateur, financier, traitant d’une part, de l’autre membre du Conseil, qui seul jugeait les traitants.
Source : Wikisource

E. Le Mercier Le prévôt, dit de Beaumont : prisonnier d'État… (1883)

Telle est à nos yeux la meilleure explication que l'on puisse donner du Pacte de Famine, celle qui, sans exagération et sans déclamation, rend le mieux compte moralement de sa formation et permet de comprendre comment un roi de France en est venu à
ce degré d'abaissement et de démoralisation, de se faire l'associé et le complice des accapareurs qui affamaient son peuple.
Source : Gallica

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