Pierre Étienne Daladier

Définition et enjeux

Étienne Marcel Le chef-d'oeuvre d'un condamné… (1879)

Othon, la tête en l'air, les yeux émerveillés, parut s'extasier surtout de la sveltesse, de la grâce féerique, des merveilleuses dentelles de pierre du charmant escalier tournoyant au-dessus du plafond découpé, travaillé à jour, comme par la main des sylphes sous les ordres des fées. Johann arrêta son regard, à la fois humble et radieux, sur le bel ange de marbre blanc auquel, les yeux ravis, joignant les mains, il envoyait son amour et son cœur dans une prière.
Source : Gallica

Étienne Marcel Souvenirs d'une jeune fille (1869)

Des chevrons brisés, des lattes noircies gisaient et pourrissaient dans l'herbe verte. La petite cheminée de briques s'élevait encore au-dessus du toit comme par une constante ironie ; mais l'ortie et le liseron grimpant avaient envahi l'âtre, et des lézards gris, paresseusement étendus, se chauffaient au soleil sur la pierre du foyer. La porte, à demi arrachée de ses gonds, frémissait au vent avec un bruit prolongé qui ressemblait à une plainte ; le châssis de la petite fenêtre, dépouillé de ses carreaux, s'ouvrait terne et noir sur les profondeurs de la forêt, comme un oeil béant et vide.
Source : Gallica

Étienne Marcel Le chef-d'oeuvre d'un condamné… (1879)

Fière, majestueuse, charmante, elle se dressait devant lui, sur sa feuille de parchemin, étageant à ses regards ses trois rangs d'arceaux gothiques que couronnait d'un cercle élégant, à une hauteur vertigineuse, une délicieuse guirlande de pierre où les trèfles et les rosaces unissaient quatre délicats clochetons. D'un seul coup d'œil, il comprit tout, il pâlit, il se vit perdu.
Source : Gallica

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