Traité de Tolentino

Définition et enjeux

Portrait de Jean-Joseph-François Poujoulat Jean-Joseph-François Poujoulat Réponse à la circulaire de M. le ministre des Affaires étrangères… (1860)

La circulaire ne néglige pas l'argument tiré du traité de Tolentino ; il traîne depuis six mois dans les feuilles hostiles à la cause du Pape ; on lui fait l'honneur de le remettre en lumière : l'argument n'en sera pas meilleur. Le cruel traité de Tolentino, qu'on le sache bien, ne pèse d'aucun poids dans le débat actuel ; en 1797 c'était la guerre ; mais Pie IX n'est pas en guerre ; il n'a perdu aucune bataille, il n'a à subir ni les lois ni les malheurs de la guerre.
Source : Gallica

Portrait de G. Goyau G. Goyau Revue des Deux Mondes

« Est-ce que nous sommes en guerre avec la France ? Si nous sommes en guerre, faisons notre traité de paix, comme il a été fait avec tous les autres. Si nous ne sommes pas en guerre, nous n’avons pas de traité à signer. » Contraint par l’argument, il riposta : « Eh bien, ne signez pas le traité de Paris, mais alors le traité de Tolentino restera dans toute sa validité, et ce ne sera plus le seul Avignon que vous n’aurez pas, car le traité de Tolentino vous ôte aussi les trois Légations [33] . »
Source : Wikisource

Alphonse Potin Histoire de la monarchie napoléonienne… (1855)

Mais Bonaparte fut le seul, à ces époques funestes, qui sut encore respecter ce qui est vraiment respectable. Le traité de Tolentino avait mis un terme à la haine du Directoire contre le Saint-Siège et la Religion.
Le traité de Campo-Formio tranchait la question que Louis XIV n'avait pu résoudre ; la France était maîtresse de la limite qui, pendant plus de mille ans, avait séparé la Gaule et la Germanie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature