J.-B. Frédéric Ortoli, Les contes populaires de l'île de Corse (1883)
“ Voyant toutes ses ruses déjouées, la fée perfide s'étendit sur son lit et s'endormit profondément. L'oiseau revint frapper à la fenêtre. — « Milia, réveille-toi; réveille-toi, Milia. — Que veux-tu ? — Tue cette méchante fée, autrement elle trouvera bien le moyen de te faire périr. Prends ensuite la chemise qu'elle porte et mets-la sur toi, tu auras ainsi la puissance de cette magicienne. » Milia se leva doucement et, prenant un couteau qui était sur la table, coupa la gorge à la méchante femme; elle la déshabilla ensuite, prit sa chemise et s'en revêtit. ”
