Robert Louis Stevenson,
L’Île au trésor
(1883)
“ À coup sûr, depuis le début de la mutinerie, pas un de ces hommes n’avait dégrisé. ”
Robert Louis Stevenson,
L’Île au trésor
(1883)
“ À coup sûr, depuis le début de la mutinerie, pas un de ces hommes n’avait dégrisé. ”
de Cancarnaux Platt, Dictionnaire critique et raisonné du langage vicieux ou réputé vicieux
“ La dénomination de sourd et muet désigne un individu muet en même temps qu’il est sourd, mais chez lequel le mutisme est indépendant de la surdité. La désignation de sourd-muet désigne un individu muet en même temps qu’il est sourd, mais chez lequel le mutisme n’est qu’une conséquence de la surdité. Le sourd et muet est affligé de deux infirmités distinctes; le sourd-muet a bien les deux mêmes infirmités ”
Pierre Jean Corneille Debreyne, Physiologie catholique et philosophique… (1872)
“ Le mutisme ou la mutité. — C'est, comme on sait, la privation de l'usage de la parole. Dans la mutité , la voix subsiste : le muet peut pousser des cris, mais il ne saurait articuler des sons ou parler. ”
Jules Dumaz, Hygiène de la vue par le Dr J. Dumaz… (1875)
“ Le muet, dont le mutisme est une conséquence de la surdité, peut aujourd'hui, non-seulement apprendre à lire et à écrire, mais encore à parler, arriver par l'exercice à lire les mots sur la bouche de son interlocuteur et à prononcer la réponse. ”
Ernest La Rochelle, Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)
“ Ces sortes d'erreurs s'étendent jusqu'aux divers genres de mutisme et j'ai vu quelquefois des muets purement sourds qu'on prenoit pour des imbéciles ou pour des sujets qui auroient des défauts dans les organes de la parole, et des muets, purement imbéciles, qu'on croyoit sourds. ”
Ferdinand Berthier,
L'Abbé de l'Épée: sa vie, son apostolat…
“ Quel rôle l'articulation et la lecture sur les lèvres doivent-elles jouer dans l'enseignement des sourds-muets?—La parole enseignée aux sourds-muets, sans le secours de l'oreille, par J. B. Puybonnieux, professeur et archiviste-bibliothécaire à l'institution nationale des sourds-muets de Paris, 1843.—Mutisme et surdité ou influence de la surdité native sur les facultés physiques, intellectuelles et morales, par le même, 1846. ”
Adolphe Mazure, Dictionnaire étymologique de la langue française… (1863)
“ Cet adjectif, qui ne s'applique guère qu'à l'enfant indocile, prompt à la mutinerie, prend plus de portée dans le verbe se mutiner, qui peut indiquer le commencement d'une sédition. — Du verbe movere, molum, comme meute. MUTUEL, réciproque; se rapporte à mulare, changer; la mutualité est un échange ; amour mutuel, l'échange des sentiments. Pourtant il faut mentionner l'étymologie qui fait de mutuus un composé de me et de te, le moi et le toi échangés et ramenés à l'unité : nullement fondé, mais ingénieux. ”
Ernest La Rochelle, Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)
“ Ici Pereire parle des divers moyens que la crainte de tomber dans de pareilles méprises lui a fait imaginer pour arriver à connaître avec exactitude le genre de mutisme, l'espèce et le degré de surdité de chaque sourd et muet. ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds et muets en France…
(1847)
“ Je sais que plusieurs grands hommes ont pensé qu'il n'était pas impossible d'apprendre à parler aux sourds et muets de naissance. MM. Wallis et Amman ont proposé leur système sur cela, je n'entreprendrai point d'en faire l'analyse; quelque curieuse qu'elle soit, je la croîs-inutile dans les circonstances présentes. Je dois me borner aujourd'hui à vous faire connaître le jeune homme qu'on a en-, trepris de faire parler, à constater son parfait mutisme avant l'arrivée de son maître au collège de Beaumont, et à vous apprendre les progrès qu'il a faits depuis quatre mois qu'on l'instruit. ”
Charles Moutte, Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)
“ Un mulet, un jour de noce, Est plus doux qu'un beau carosse, Quand on peut, sans embarras, D'un époux presser le bras. Puis, ma foi, l'on est bien aise, Margot dût—elle enrager, De montrer, ne lui déplaise, Qu'on a conservé pour Blaise Sa couronne d'oranger. Tromblons que la joie amorce, Tonnez, comme des démons, Do toifte la force De vos noirs poumons, Et que votre voix de poudre Éclate, comme la foudre, Par la plaine et par les monte.. ”
Ernest La Rochelle, Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds-muets en France… (1882)
“ Les signes d'un muet, dit-il, diffèrent des signes d'un autre muet, à moins qu'ils n'ayent été élevés ensemble. La même chose arrive à la manière de gesticuler des gens entendans et parlans. Toutes les nations diffèrent les unes des autres en général sur cet article, comme dans le langage, ce qui n'empêche pas que tout le monde ne s'accorde sur ces signes de première nécessité, ou qui, par leur nature, expriment bien mieux que la parole ce que l'on veut faire entendre, la joye, la tristesse, la douleur, la faim, la soif, la peur, la honte, l'horreur, la surprise. ”
Louis-Pierre Paulmier, Institut royal des sourds-muets de naissance…
“ Une sourde-muette, un sourd-muet et un aveugle lisent ensemble ce compliment : la muette par gestes , le sourd-muet à haute voix,' ainsi que l'aveugle à qui il le transmet en le lui imprimant dans la main, à la faveur de l'alphabet manuel, qui produit alors plus que jamais un véritable prodige. ”
Statue de l'abbé de l'Epée, oeuvre de M. Félix Martin… (1879)
“ Pareille à la petite graine que le vent enlève et dépose sur une terre généreuse, cette pensée fut introduite dans une charmante demeure où vivent, à l'entrée de Paris et côte à côte, trois sourds-muets protégés, conseillés, aimés par un père qui, de bonne heure, a su trouver dans son cœur les délicatesses de la mère arrachée par la mort à l'amour de sa famille. ”
Lorédan Larchey,
Supplément aux 7e et 8e éditions du Dictionnaire historique d'argot…
(1880)
“ Beau. (Rigaud.) — Semble être une abréviation de Moussu E; ce n'est l'ancien adverbe moult, qui se prononçait mout et signifiait beaucoup. MOUTARDE : Excrément. (Delvau. ) MOUTARDIER : Derrière. — L'allusion se devine. — « Et en face! je n'ai pas besoin de renifler ton moutardier. » (Zola.) MOUTARDIER DU PAPE : Vaniteux. (Delvau.) MOUTON : Matelas. — Allusion à la laine du matelas. (Id.) MOUTON : « En prison, le mouton est un mouchard qui paraît être sous le poids d'une méchante affaire et dont l'habileté consiste à se faire prendre pour ami. » (Balzac.) ”
Clair Tisseur , Le Littré de la Grand'Côte
“ MOTTET, s. m. ; MOTTETTE, s. f. — Petit garçon, Petite fille. Par extension, Un brave mottet, Un honnête jeune homme : Le garçon à la Toinon a l’air d’un brave mottet. On dira encore : T’as ben pour prétendu un joli mottet, Un garçon alerte. — Ce mot, que ma mère employait souvent, doit nous être venu de la Bresse. Je le crois vieilli. — De mustum, jeune. MOU, s. m. — Poumon des animaux, spécialement du mouton ou du bœuf, qu’on donne aux chats. « J’y découpe tous mes vieux panaires. I croit que c’est de mou. I se regâle ! » ”
Les poëtes de l'amour : recueil des chefs d'oeuvre de la poésie amoureuse en France aux XVe… (1858)
“ L'instant d'après que ce point fut réglé, Le beau mouton vint à l'esprit d'Églé. Doit-on ainsi dépouiller ce qu'on aime? « De tous tes pas compagnon assidu, Tu te plaisais à le nourrir toi-même, Je te le rends. » Le mouton fut rendu. Le chien restait. Raison toute nouvelle, Ordre absolu de reprendre ce don. On n'a qu'un chien, c'est la garde éternelle De son troupeau qui reste à l'abandon. a Mon cher llylas, reprends tout, lui dit-elle, Et je te donne un baiser de retour; Je ne veux rien d'un amant que l'amour; Ton cœur suffit, si ton eœur est fidèle. » ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds et muets en France…
(1847)
“ Tous les muets qui sont l'objet ordinaire de mon art, c'est-à-dire tous les muets qui ne sont tels qu'à cause d'une surdité plus ou moins parfaite qui les empêche d'ouïr et d'imiter d'eux-mêmes les sons des paroles, se distinguent naturellement en trois espèces ou trois classes. ”
Charles Moutte, Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)
“ L'oiseau se tait, la fleur se ferme, Tout est silence, obscurité. Seul, le grillon chante en été; Seule, la lampe de la ferme Jette une tremblante clarté. Voici l'heure de la prière : Recueillez-vous, bons travailleurs, Et, dans votre âme solitaire, Offrez vos vœux et vos labeurs Au Dieu du ciel et de la terre., Les troupeaux rentrent à pas lents, En faisant sonner leurs sonnettes ; Les tendres soupirs des musettes. Se mêlent aux moutons bêlants. Déjà, de loin, le chien de garde Aboie en les reconnaissant ; Mais, gare au voleur qui, passant, Auprès de la cour se hasarde ”
Alfred Delvau,
Dictionnaire de la langue verte
“ MOUTARDE, s. f. Le stercus humain. MOUTARDIER, s. m. Le podex. On disait autrefois Baril à la moutarde, et Réservoir à moutarde. MOUTARDIER, s. m. Goldfinder. On dit aussi Parfumeur. MOUTARDIER DU PAPE, s. m. Homme qui s'en fait accroire, imbécile vaniteux. On dit qu'il se croit le premier moutardier du pape. MOUTON, s. m. Matelas,—dans l'argot des faubouriens, qui disent cela à cause de la laine dont il se compose ordinairement. Mettre son mouton au clou. Porter son matelas au Mont-de-Piété. ”
Victor Hugo,
L'Homme qui rit
(1869)
“ Le pré est tondu par le mouton, le mouton est tondu par le berger. Quoi de plus juste ? A tondeur, tondeur et demi. Moi, tout m'est égal ; je suis un philosophe, et je tiens à la vie comme une mouche. ”
“ Parle de ton mouton. Est-ce qu’il t’obéit quand tu l’appelles ? — Pas trop, quand il est affamé comme aujourd’hui. — Alors, quand je voudrai te le ramener, il ne m’obéira pas ? — Ça se peut bien. J’aime mieux attendre, puisque vous le souffrez un peu chez vous. ”
J.-E. Decorde, Dictionnaire du patois du pays de Bray
“ MUID, tonneau contenant quarante-deux veltes.MULE. Voy. Meule.MULETTE, estomac intérieur.MULON. Voy. Meule.MULOT, pomme à cidre; précoce.MURES, fruits de la ronce. Nous croyons voir là un fait à l'appui de l'opinion de M. L. Delisle qui, en donnant le détail des arbres et arbustes de la Normandie, au moyen-âge, se demande si la ronce ne se serait pas appelée mûrier (Etudes, etc., page 358) .MURISON, maturité. P.MUSETTE, musaraigne; petit mammifère qu'on regarde à tort comme dangereux. ”
Charles Moutte, Chants et poésies, par Charles Moutte (1853)
“ Est-ce toi ? me dit-elle, et son regard rapide Comme un éclair d'orage aux derniers jours d'été, Jusqu'au fond de mon cœur sonde la volupté. Oui, c'est moi, moi qui t'aime, ô ma belle maîtresse , Tu ne te trompes pas, vois, ma lèvre est de feu ! EL fermant d'un baiser sa bouche enchanteresse, Elle est à moi, moi seul qui l'aime plus que Dieu ! VI. Allons, ma bohémienne, allons, mon amoureuse, Dénouez vos cheveux sur votre sein brûlant; Le jour tombe et la nuit, sur nous, la nuit heureuse, Jette son voile noir qu'elle étend paresseuse Comme un bonheur tranquille et lent. ”
Georges-Louis Leclerc comte de Buffon,
Jacob Rodrigues Péreire, premier instituteur des sourds et muets en France…
(1847)
“ Dès que le sourd et muet commencera à lire ainsi sur les lèvres et à coordonner avec son articulation, sa voix, ses gestes et sa mesure, fiez-vous au besoin d'expansion qui projette l'enfance hors d'ellemême , fiez-vous aux excitations de la curiosité, de la camaraderie , de la passion ”
Charles de Chergé, Guide du voyageur à Poitiers et aux environs (1851)
“ Ils ont remarqué que les sourds-muets, habitués dans leur institution à l’exercice de la parole, aiment de plus en plus à s’exprimer de vive voix et à lire la pensée sur les lèvres ; leurs pères, leurs mères, leurs frères et sœurs, leurs parents, leurs amis et leurs patrons disent hautement que les communications avec eux sont plus faciles et plus agréables qu’avec les sourds-muets instruits seulement par signes et par écriture. ”
Henri Heine,
Revue des Deux Mondes
“ LXXIV. À peine nous nous étions vus, et déjà à tes yeux, à ta voix, je comprenais que tu m’étais dévouée. Si ta mère ne s’était trouvée là, ta maudite mère, je crois que nous nous serions embrassés à l’instant. Et demain, voilà que je quitte encore la ville et que je reprends ma course. Ma blonde jeune fille sera là, me guettant à la fenêtre, et moi je lui enverrai des saluts affectueux. LXXV. Le soleil monte déjà au-dessus des montagnes ; on entend résonner au loin les clochettes du troupeau de moutons. ”
Charles Sorel,
Le Berger extravagant
“ Dit il, c’est ce mouton qui a mangé mon herbe : qu’il est glorieux d’avoir ma maistresse dans son ventre ! Doy-je l’adorer ou le punir ? En attendant que j’en resoudray, je m’en vay revoir mes soldats. ”
“ La mouette effleurant les vagues d’un coup d’aile, Les moutons écumeux secouant leurs toisons, Et ton âme enfin, car leur âme est faite d’elle, Âme d’enfants, cristal aussi clair que leurs yeux, Aussi pur que ton cœur, cœur d’or, Vierge fidèle ! Miroir de la justice, exact et spacieux, Devant qui tout défile, en qui rien ne demeure, Où l’on peut de sa main toucher le fond des cieux, Où l’homme épouvanté qui sombre, avant qu’il meure Revoit comme un éclair sa vie en un moment ! ”
Lydia Spark, Les bêtes d'esprit de mistress Prosser… (1889)
“ Vous pouvez avoir raison, dit le mulet. Pour faire preuve de zèle et vous montrer mon désir de mettre, sans retard, en pratique vos belles théories, je vous demanderai la moitié de ces fèves exquises et de cette avoine dont votre sac est plein; en retour, je vous donnerai la moitié de ma paille. Il n'y a rien de tel, voyez-vous, que de mettre les principes en pratique pour les bien apprécier. ”
Louis Emmanuel Brossard, Le Correcteur typographe
“ Il est question d’une sourde-muette de vingt-huit ans, mariée et ayant un enfant. Nul être dans ce monde n’éprouvera la joie que cette femme ressentit lorsque, après quelques séances, elle entendit la voix de son enfant. ”
Adolphe Orain,
Contes de l’Ille-et-Vilaine
“ Il se releva promptement, et vit le mouton près de lui, qui riait aux grands éclats, sans comparaison comme une personne naturelle. Pour le coup, la peur le print et il s’en sauvit jusqu’au village, le mouton à ses trousses à c’qui nous dit. ”
Charles-Michel de L’Épée, L’Art d’enseigner à parler aux sourds-muets de naissance
“ Aussi long-temps qu’il naîtra des sourds-muets, son nom sera répété avec amour et vénération, et le récit de sa vie arrachera encore quelques larmes d’attendrissement à nos derniers neveux. Vous aussi, Messieurs, qui lui avez décerné un tribut public d’éloges, vous avez mérité la reconnaissance des sourds-muets ; souffrez que leur ami soit ici le trop faible interprète de leurs sentimens à votre égard. ”
Charles de Chergé, Guide du voyageur à Poitiers et aux environs (1851)
“ Le sourd-muet qui l’emploie le plus souvent possible se familiarise insensiblement, et presque à son insu, avec l’articulation et les expressions si variées de la langue maternelle, ainsi qu’avec la contexture grammaticale des phrases. ”
L'École de Salerne (1861)
“ La Moutarde au grain sec, petit et chaud, des yeux Tire des pleurs, détruit un venin odieux ; D'incommodes humeurs débarrasse la tête ; Comme assaisonnement des mets on lui fait fête ; Si l'ail de la poitrine apaise les douleurs, La moutarde de l'œil exprimera les pleurs. ISN CENS. Il accroît la mémoire; il éclaircit la vue ; Il expulse le phlegme ; il guérit la verrue, La gerçure gênante et l'ulcère irrité ; Du filet de la langue abat l'aspérité ; Chez une jeune fille arrête un flux stérile, Et réprime le lait dans un sein trop fertile. ”
Statue de l'abbé de l'Epée, oeuvre de M. Félix Martin… (1879)
“ Ils sont muets parce qu'ils sont sourds; et ils sont sourds, les uns en naissant, les autres peu de temps après leur naissance. Le moindre effort de réflexion vous fera comprendre l'étendue de leur misère. Un voile épais les enveloppe et les sépare de leurs semblables, les retranche en quelque sorte, quoique pleins de vie, dù nombre des vivants. ”
François Rabelais,
Gargantua et Pantagruel
“ Pourtant, vous faut choisir un muet sourd de nature, afin que ses gestes et signes vous soient naïvement prophétiques, non feints, fardés, ni affectés. Reste encore savoir si tel avis voulez ou d’homme ou de femme prendre. ”
Roch Ambroise Auguste Bébian,
Examen critique de la nouvelle organisation de l'enseignement dans l'Institution royale des…
(1834)
“ Articulation. On ne peut contester qu'il ne soit très avantageux au sourd-muet de pouvoir s'exprimer de vive voix. Personne, de nos jours, en France, n'a j'ose le dire, plus contribué que moi à propager l'enseignement de la parole aux sourds-muets. J'en ai proclamé les avantages dans tous mes écrits; et, ce qui vaut beaucoup mieux, j'ai donnéavec des notes deux éditions de Y Art Renseigner à parler aux sourds-muets par l'abbé de l'Épée, excellent petit traité qu'on ne trouvait plus dans la librairie. ”
Frédéric Ozanam,
Lettres de Frédéric Ozanam 1831-1853
“ Voici un enfant qui garde des moutons ne sont-ce pas les plus oisives des créatures ! Mais, si les moutons ne font rien, c’est leur laine qui sera foulée, tordue, qui prendra mille formes pour nous vêtir ”
Louis-Pierre Paulmier, Institut royal des sourds-muets de naissance…
“ Au milieu de ce groupe de curieux de toutes les classes et de tous les sourds-muets du dehors , on distingue deux aimables enfans, fille et garçon, sourds - muets, entre leurs père et mère, qui s'entretiennent par gestes avec une volubilité telle, que les naturels du pays en sont eux-mêmes émerveillés. ”
Rey de La Croix, Le Philanthrope chrétien, ou Éloge historique de l'abbé de l'Épée… (1822)
“ Comme ils se rendent auprès de celui qui' les avait si bien portés dans son coeur, comme ils volent vers celui qui s'était tant complu en eux ! A la première nouvelle qu'ils eurent du malheur qui les menaçait, les Sourds-Muets de l'un et de l'autre sexe, grands et petits, jeunes et vieux, se pressent autour de cette prochaine proie de la mort. ”
