Somnifère

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze,  Le Pompon vert (1890)

“ Au moindre réveil dans la nuit, à n'importe quelle heure, à la plus courte minute d'insomnie, on mangeait, pour se désennuyer, pour occuper le temps, par voracité inextinguible, pour retrouver le pesant et délicieux engourdissement du sommeil, un sommeil de Lapon, ou d'ours terré sous la neige. ”
Source : Gallica

Antonin Bossu,  Anthropologie, ou Étude des organes… (1873)

“ A. Un sommeil paisible, survenu dans le cours d'une affection aiguë, après une longue insomnie, est une chose très-favorable, parce qu'il annonce la diminution de l'excitabilité. Mais si à l'insomnie succède un sommeil plus profond et plus prolongé que dans l'état normal, ou si ce sommeil survient tout à coup, sans être en harmonie avec les autres symptômes, on doit craindre un état grave qui met le cerveau dans l'impossibilité de percevoir les impressions, de réagir, de commander. ”
Source : Gallica

Charles Lévêque,  Du Sommeil et du Somnambulisme au point de vue psychologique

“ I La science n’a pas à se demander si le corps de l’homme dort : la question serait puérile ; mais le sommeil du corps est-il l’absolu repos, c’est-à-dire l’inertie ? L’inertie d’un repos d’où la vie serait totalement absente se rencontre-t-elle quelque part dans la nature ? Telle est la première question que soulève l’étude du sommeil. La nuit qui étend son rideau de ténèbres entre nos yeux et la scène de l’univers semble en même temps condamner au silence et à l’immobilité les innombrables acteurs qui s’agitent sur cette scène tant que le jour l’éclaire. ”
Source : Wikisource

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