Léo Larguier

Léo Larguier

Résumé

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier L'amateur de femmes (1937)

Le peintre intellectuel nous la montre dans une nudité qui nous rassure, parce qu'elle ne la cache pas; elle la laisse ainsi, sans honte, dans un éden, pour des regards qui ne sont pas les nôtres, mais ceux d'un monde cérébral, un monde imaginaire créé par le peintre, où s'émeut et s'épand la beauté qui jamais n'engendra l'impudeur, mais défère au contraire à toute la nudité un attrait pur qui ne nous abaisse pas.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier L'amateur de femmes (1937)

Les maisons des collectionneurs trahissent toujours leurs propriétaires et les livrent dès le seuil.
D'innombrables volumes brochés ou reliés de cuirs fauves gaufrent les murs, chargent les
meubles, s'empilent dans les coins, et vous êtes dans le « grenier du bouquinisme humain », chez un bibliophile qui dédaignerait de déplacer un seul de ses livres pour accrocher dans sa librairie une nymphe de Rubens, l'assemblée dans un parc du divin Watteau, ou un portrait de Goya.
Source : Gallica

Portrait de Léo Larguier Léo Larguier L'amateur de femmes (1937)

« Moi, je gagnais tranquillement de mystérieuses petites rues, j'allais chez les fripiers auvergnats et les brocanteurs. J'y trouvais de belles filles qui ne me décevaient point. Elles étaient de Fragonard, de Courbet ou de Diaz. Je les aime encore, elles n'ont pas vieilli et ne m'ont jamais trompé... Oh ! je n'ai pas toujours été un saint et j'ai connu quelques demoiselles, mais pour être franc, j'ai surtout adoré la peinture... »
Le docteur Amédée Rouan avec qui je m'étais lié chez un marchand de bric-à-brac n'exerçait plus, depuis longtemps, la médecine.
Source : Gallica

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