Charles Toubin, Récits jurassiens : les contrebandiers du Noirmont… (1869)
“ S'il est un âge où le bâton de voyage sied bien à la main et les émotions au coeur, n'est-ce pas à dixneuf ans? Mariette avait encore son père et sa mère. Antoine son père était un brave villageois plein de droiture qui adorait sa fille et n'aimait guère moins le fiancé qu'elle s'était choisi. Quant à sa mère, nature sèche, vulgaire et entièrement étrangère aux délicatesses du coeur, elle estimait l'argent pardessus tout et ne voyait dans le mariage qu'une spéculation. ”
