Aristote,
De la génération et de la corruption
“ Athènes et l’Ionie, ou d’un seul mot, la Grèce nous apparaît donc avec une supériorité prodigieuse sur tout ce qui n’est pas elle. Nous la plaçons à une distance incommensurable de tous les peuples qui l’entourent, qui la combattent, qui la déchirent, et qui mille fois plus nombreux qu’elle ne peuvent cependant la vaincre. En fait de poésie, d’art, de science, de philosophie, que pèsent auprès des Grecs, je ne dis pas des Scythes et toutes ces nations nomades du septentrion, mais les Perses, les Hindous, et même les Égyptiens ? Que serait l’antiquité sans les Hellènes ? ”
