Empire mongol

Définition et enjeux

René Pinon Revue des Deux Mondes

C’est en 1246 que commencent les campagnes qui aboutissent à la conquête de la Chine du Sud, de la Chine chinoise des Song, et que les Mongols s’avancent jusqu’au Tonkin et tentent, sans y réussir, de débarquer au Japon. Enfin, c’est en 1258 seulement que Houlagou détruit le royaume des « Assassins » et met fin à l’existence du khalifat de Bagdad. Ainsi, l’empire mongol survit à son fondateur ; il n’est pas seulement la poussée formidable d’un peuple entraîné par le génie d’un homme ; il est une fondation puissante, qui repose sur un principe d’unité et sur un système de gouvernement.
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Portrait de René Grousset René Grousset Histoire de l'Asie (1966)

Ce fut le troisième fils de Gengis-khan, Ögödèi, qui lui succéda, avec le titre de qaghan ou « grand-khan » (1229-1241) .
Sous le règne d'Ögödèi, l'empire mongol commença à s'organiser à la manière des grands Etats civilisés, sous l'influence des conseillers kitat ou ouigour, — bouddhistes ou nestoriens — du monarque.
« L'empire, disait l'un d'eux, a été fondé à cheval, mais il ne peut être gouverné à cheval. » Ögödèi se donna même une capitale fixe, Qaraqoroum, sur le haut Orkhon (1235) . Cependant la conquête mongole continua. En 1231, les Mongols achevèrent de soumettre la Perse.
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Edgar Blochet Introduction à l'Histoire des mongols de Fadl Allah Rashid ed-Din (1910)

Les chefs nomades qui vivaient au jour le jour, sans oser penser à ce que leur réservait le lendemain, comprenaient confusément qu'il n'existait pas d'autorité mondiale en dehors de celle du Fils du Ciel dont les armées les avaient si souvent rejetés loin des frontières de l'empire, et que seul, celui qui s'emparerait de la Chine et qui se ferait saluer comme empereur dans Yen-king, pourrait plier à son autorité les races turkes et mongoles qui campaient dans le nord de l'Asie.
Source : Gallica

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