“ Art. 96. — Dans une zone comprenant les cercles (Kreise) de Stuhm et de Rosenberg et la partie du cercle de Marienburg qui se trouve à l’est de la Nogat et celle du cercle de Marienwerder qui se trouve à l’est de la Vistule, les habitants seront appelés à faire connaître, par un vote à émettre dans chaque commune (Gemeinde) , s’ils désirent que les diverses communes situées sur ce territoire appartiennent à la Pologne ou à la Prusse Orientale. ”
Citations sur “Marienburg”
Henri Pirenne,
Histoire de l’Europe des invasions au XVIe siècle
“ A mesure que les Teutoniques avançaient dans le pays, ils l’organisaient. Dès châteaux-forts dont la Marienburg, non loin de Dantzig, nous a conservé un curieux spécimen, marquaient les étapes de la conquête. Des colons allemands venaient en occuper les alentours et là aussi la germanisation, comme entre l’Elbe et l’Oder, fut donc la conséquence de la guerre. Des Prussiens, il ne resta que le nom, qui continua à désigner les envahisseurs. Les chevaliers conservèrent la seigneurie du pays qu’ils prirent en fief du pape Grégoire IX, en 1234. ”
Charles Magnin, Revue des Deux Mondes
“ MARIONNETTES ALLEMANDES DEPUIS 1699 JUSQU’AU MILIEU DU XVIIIe SIECLE. À mesure que décrut le nombre des théâtres réguliers, on vit augmenter celui des théâtres de marionnettes. Les troupes de ce genre furent particulièrement nombreuses à Hambourg et à Vienne, et de ces deux villes elles se répandaient dans le reste de l’Allemagne. Je dis troupes de marionnettes, et c’est aussi la dénomination singulière, mais juste, qu’emploient les critiques allemands quand ils parlent des marionnettes de cette époque. ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Là-haut, parmi les rochers, au-dessus du village de Burgeis, se dresse, fier et sourcilleux, un signal de la foi : c'est le cloître de Marienberg, qui, de ses créneaux et de ses tours, fouille les ténèbres du firmament. Tout alentour, les nuages lacérés semblent se reposer aux flancs des montagnes, et la tourmente, dont la longue furie nocturne a brisé les forces, ne bat plus que d'une aile languissante les épaisses murailles du vieil édifice. ”
Ernest Lavisse,
Récits de l’histoire de Prusse
“ Marienbourg devint la capitale d’un grand état. L’ordre ne tarda point à porter sa domination au delà des limites de la Prusse et de la Livonie : il acheta aux ducs de Poméranie la Pomérellie, où était Danzig, et garda cette province après trente ans de guerre contre la Pologne. La conquête de l’Esthonie sur le Danemark porta jusqu’au lac Peypus sa frontière, qui atteignait à l’ouest la Leba. De ce côté, il fit, au début du XVe siècle, une acquisition très importante : la Marche de Brandebourg avait poussé jusqu’auprès de la Vistule la colonisation allemande ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Recueillez-le, je vous en supplie; il n'a personne en ce monde; il est seul, tout seul! — Il sera fait comme tu le désires, reprit le vieillard; tu peux être en paix sur ce point et mourir tranquillement. —Eh bien, écoute. Porte-le sans retard au Révérend Conrad d'Amatia, abbé de Marienberg; dis-lui que c'est l'épouse bannie du comte Swyker de Reichenberg qui le lui envoie à titre de legs in extremis; dis-lui qu'au moment suprême elle l'a voué à l'Eglise... le vénérable abbé voudra bien aider une malheureuse dans l'accomplissement de son dernier voeu. — Grand Dieu! s'écria le moine; quoi? ”
Louis Léouzon Le Duc,
La Princesse Gourkoff, suite et fin de l'Odyssée galante d'une princesse russe…
(1879)
“ Ceux qui le poussent à fond en ressentent des effets merveilleux ; les constitutions les plus délabrées se relèvent; c'est un regain de fraîche €t vigoureuse jeunesse. Un vieux conseiller de régence de Cassel vient à Marienberg tous les automnes; il faut l'entendre exprimer sa satisfaction. — Ma femme, conte-t-il naïvement, me querellait toujours, elle me traitait de lourdeau, de fainéant, d'endormi ; maintenant, à sa grande joie, mon hiver se passe brillamment. — La naïade de Marienberg, tu le vois, ramène la paix dans les ménages ! ”
Alfred Quesnay de Beaurepaire,
De Wissembourg à Ingolstadt (1870-1871…
(1891)
“ Les troupes ennemies portent les armes sur notre passage, et nous arrivons à Marienborn à travers une double haie de soldats et de curieux témoignant leur respect pour notre malheur. Nous traversons le quartier général du roi de Prusse, qui a voulu montrer à ses hôtes ces terribles Français qui révolutionnent l'Europe. Nous trouvons là tout le luxe des cours. Les plus modestes maisons du village ont été transformées intérieurement, et laissent voir de riches tentures et des meubles magnifiques. De vastes tentes somptueusement capitonnées paraissent encore plus enviables. ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Notre cri de guerre sera : Victoria la Grande ! et on l’entendra d’un bord à l’autre du Rhin, — dit Marion avec exaltation ; puis il ajouta en sortant précipitamment : – Je cours chercher mon ami Eustache, et à nos barques ! à nos barques ! Au moment où Marion sortait, plusieurs chefs de légions et de cohortes, instruits du débarquement des Franks par l’officier qui, porteur de cette nouvelle, avait sur son passage répandu l’alarme dans le camp, accoururent prendre les ordres du jeune général. – Mettez-vous à la tête de vos troupes, — leur dit-il. ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Le soleil dardait, impitoyable, sur la vallée ; les arides parois de gneiss et de schiste des monts d'alentour en renvoyaient plus terribles encore les rayons brûlants, et du milieu de cet océan torride émergeaient derechef, sur leur haut socle de rocher, les murailles menaçantes de la Reichenburg. La jeune fille mit la main au-dessus de ses yeux et regarda vers le castel. Un cortège d'hommes armés descendait précisément la montagne; à sa tête s'avançait, monté sur un cheval noir, un chef en qui Beata crut reconnaître Reichenberg. D'un geste d'effroi, elle retint l'aveugle. ”
Jean Marteilhe, La vie aux galères
“ Enfin nous arrivons devant Marienbourg, et comme il était presque nuit, et que nous vîmes un cabaret, vis-à-vis la porte de la ville, nous conclûmes de nous y arrêter pour y passer la nuit. Nous y entrâmes. On nous mit dans une chambre et, nous y étant fait faire un bon feu pour nous sécher, nous n’y avions pas resté une demi-heure que nous vîmes entrer un homme que nous crûmes être l’hôte du logis, qui, nous ayant salués fort civilement, nous demanda d’où nous venions et où nous allions. Nous lui dîmes que nous venions de Paris et que nous allions à Philippeville [8] . ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Un jeune pâtre étranger qui avait trouvé Donat sur le Marienberg, la nuit de la mort de Correntian, s'était senti ému de compassion et avait consenti, Pour l'amour de Dieu, à se faire son guide. Ce n'avait pas été une besogne facile que d'amener 318 LE COUVENT DE MARIENBERG l'aveugle sur ces hauteurs; mille fois, sans l'appui des génies tutélaires, celui-ci eût lâché la faible main qui le tenait, et dégringolé sur l'âpre pente caillouteuse; mais la divinité n'envoie la mort qu'à ceux qui trouvent du charme à la vie ”
Barbara Hofland,
Le jeune voyageur dans le Nord…
(1834)
“ Frédéric monta, en se traînant, un mauvais escalier qui conduit à une tour servant comme de clocher à la chapelle 12 206 Il eut alors la vue la plus magnifique ; à l'est s'étendait Elbing, à l'ouest Dantzig , plus bas , la riche vallée arrosée par la Vistule et la Nogat, et le tout était terminé par la Baltique. La ville de Marienbourg ellemême ne renferme rien d'extraordinaire ; elle était autrefois la capitale d'une confédération qui comprenait vingt - sept petites villes , situées dans la PrussePolonaise ”
Théodore Bachelet, Histoire du Moyen âge (classe de 3e… (1870)
“ Alors commença une guerre d'extermination contre les indigènes, qui trouvaient un refuge au milieu des marécages et des forêts dont leur pays était couvert; des colonies de croisés allemands fondèrent Thorn (1231) , K (lnigsberg (1255) , Marienbourg (1280) , etc. L'arrivée des chevaliers teutoniques qui avaient abandonné la Terre Sainte donna une nouvelle impulsion a la conquête pendant le XIVe siècle. Ils occupèrent le territoire de Dantzig en 1308, et choisirent Marienbourg pour capitale en 130!) . Cette guerre fut accompagnée de violences, qui lirent détester les vainqueurs ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ « Reste là sans bouger, » lui commanda-t-elle tout bas, en le cachant du mieux possible dans le fourré d'arbrisseaux. Elle-même se tapit à côté de lui sur cette fraîche couche que les flots tièdes du torrent, se gonflant près du couple ainsi qu'un duvet, léchaient avec de doux bruissements. « Tiens ! Un frocard ! s'écria l'un des cavaliers, en arrêtant son cheval près de Porphyre. C'est une vraie trouvaille ! le comte nous a promis un florin d'or pour chaque Marienbergeois que nous attraperions. » Les hommes mirent pied à terre pour examiner le blessé. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle de Malte-Brun…
(1840-1841)
“ Dans le quartier du Mein s'élève , sur un rocher de 400 pieds de haut, la forteresse de Marienberg, au milieu de laquelle une antique construction est regardée comme les restes d'un temple de la déesse Freya, la Vénus des Skandinaves. La ville proprement dite n'est pas régulièrement bâtie, mais on y cite quelques édifices : le château royal est un des plus beaux de l'Allemagne ; la cathédrale, qui renferme plusieurs monuments et une chaire d'un travail achevé, est la plus remarquable de ses trentetrois églises. ”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ Marienbourg était assiégé par les Russes. La jeune veuve suivit Gluck, son protecteur et son maître, lorsqu’il alla implorer le feld-maréchal Chiremetief. Elle fut faite prisonnière lors de la prise de la ville et échut au général russe Bauer, dont elle devint la maîtresse. ”
Charles Magnin, Revue des Deux Mondes
“ I. – RENAISSANCE ET PERFECTIONNEMENT DES MARIONNETTES. Depuis le XIIe siècle, où il est démontré, par la miniature du manuscrit de Strasbourg, que les marionnettes étaient connues, même parmi les classes élevées, je ne sais s’il est survenu dans leur existence une solution de continuité, et si ce divertissement n’est pas tombé dans l’oubli pour ne reparaître qu’à la fin du XVe siècle en Italie. Ce qui est certain, c’est que je ne trouve aucune mention des comédiens de bois depuis la peinture emblématique qui orne le livre de Herrade de Landsberg jusqu’aux écrits de Jérôme Cardan. ”
Ernest Lavisse,
Récits de l’histoire de Prusse
“ Quand il meurt ou qu’il sort de charge, ces économies sont portées à. Marienbourg. Dans la chrétienté entière, on croyait qu’il n’existait pas de plus riche trésor que celui des chevaliers, et les croisés qui traversaient la Prusse pour se rendre en Lithuanie admiraient la prospérité d’un pays où tout le monde travaillait en paix, où les salaires, comme en toute terre neuve et féconde en travail, étaient très élevés, et où chaque année voyait s’élever une nouvelle ville et de nouveaux villages. Des chevaliers venus de Metz en 1399 rapportent qu’ils ont vu en Prusse trois mille sept villes ! ”
Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Nous les poussons ensuite, l’épée dans les reins, vers le fleuve, nos cent cinquante barques bien armées, parties du port, selon mes ordres, en même temps que nous, coulerons bas les radeaux de ces barbares et leur couperons toute retraite... Le capitaine Marion a traversé le Rhin avec des troupes d’élite ; il se joindra aux peuplades de l’autre côté du fleuve, marchera droit au camp des Franks, où ils ont dû laisser une forte réserve, et leurs chariots de guerre... Tout sera détruit ! ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Depuis le moment où j'ai commencé de courir, maman n'a jamais manqué, chaque année, à l'époque où les oiseaux bâtissent leur nid, de me faire faire une croix sur le tronc d'un jeune arbre... Et des arbres, j'en ai comme cela — ajouta-t-elle en comptant sur ses doigts — un ici, dans le val de Münster ; un autre sur le chemin de Marienberg; deux du côté de Nauders; cinq dans le val Finstermünz ; puis trois sur l'Inn supérieur; ce qui fait douze... Ajoutons, dans la vallée du Lech, trois ”
Eugène de Mirecourt,
Les Confessions de Marion Delorme…
(1856)
“ Je t'aime, tu le vois... L'homme le plus puissant de la France et dû monde peut-être se trouve à tes genoux... Marion, ma belle Marion, rends-moi tes sourires. — Hélas! monseigneur, vous avez lu dans mon âme, vous ne doutez plus de ma vive affection ; mais les terreurs qui m'ont persécutée... ces scrupules si longtemps combattus, tout cela, malgré moi, vient me tourmenter encore. Votre costume... c'est une faiblesse d'esprit, je l'avoue... pourtant... vous devez me comprendre. — Parbleu! je suis en effet bien sot, Marion!.. c'était à moi de sentir que ma défroqué de cardinal... ”
Marivaux,
La Vie de Marianne (1731-1740)
“ Écoutez, mes enfants, dit madame de Miran après avoir regardé quelque temps les transports de son fils : il faut user de quelque prudence en cette conjoncture-ci ; tant que vous resterez dans ce couvent, ma fille, je défends à Valville de vous y venir voir sans moi : vous avez conté votre histoire à l’abbesse : elle pourrait se douter que mon fils vous aime, que peut-être j’y consens ; elle en raisonnerait avec ses religieuses qui en parleraient à d’autres, et c’est ce que je veux éviter. Il n’est pas même à propos que vous demeuriez longtemps dans cette maison, Marianne ”
Édouard Garnier, Manufacture nationale de Sèvres… (1897)
“ La Manufacture de Marieberg, près Stockholm, fut fondée en 1758 par Ludwig Ehrenreich, dentiste du roi, qui avait organisé une société dont le principal intéressé était le baron Karl-Friedrich Schaffer, gouverneur du prince royal — plus tard Gustave III, -- un des plus riches et des plus puissants seigneurs de la cour de Suède. ”
Wilhelmine von Hillern,
Le couvent de Marienberg : récit du XIIIe siècle
(1885)
“ Reichenberg se mit à arpenter la salle à. grands pas. Il touchait donc enfin à l'accomplissement de son rêve; après s'être consumé la moitié de sa vie dans le repentir et le désespoir, il allait donc avoir enfin un but d'existence! Ah! qu'il tienne seulement ce fils dans ses bras, qui, Dieu merci, sont des bras robustes, et rien ne pourra plus l'en arracher; il se charge, lui, de tout réparer, oui, absolument tout. Une minute succède à l'autre : le coeur du comte bat de plus en plus fort; les moines, eux, se sentent de plus en plus défaillir d'inquiétude. ”
Jean-Baptiste Antoine Marcelin Marbot, Mémoires du Général Baron de Marbot
“ Le maréchal leur sut si grand gré de la confiance qu’ils avaient eue en lui que, quelques mois après, lorsque l’Empereur, remaniant tous les petits États de l’Europe, en réduisit le nombre à trente-deux, dont il forma la Confédération du Rhin, non seulement Augereau parvint à faire conserver le landgrave de Darmstadt, mais il lui obtint le titre de grand-duc et fit tellement agrandir ses États que la population en fut portée de cinq cent mille âmes à peine à plus d’un million d’habitants. ”
Eugène de Mirecourt,
Les Confessions de Marion Delorme…
(1856)
“ «Brisons là! nous avons fait un malentendu, monseigneur!» Vous le comprenez, Marion, je ne manquerais jamais ainsi de franchise avec tout autre; mais avec Richelieu, le fourbe des fourbes... — Ciel! n'essayez pas de lutter, monsieur de Cinq-Mars. Vous êtes bien jeune, vous n'avez pas vu le cardinal à l'oeuvre. — Qu'importe? je connais toutes ses infamies, tous ses crimes, et j'ai là, sur le coeur, un souvenir... Écoutez, Marion. J'avais quatorze ans, lorsque M. de Montmorency passa au château d'Effiat pour se rendre en Languedoc. Je venais de perdre mon père ”
Eugène de Mirecourt,
Les Confessions de Marion Delorme…
(1856)
“ Ne plus te revoir avant mon départ... tu ne voudrais pas me faire ce chagrin?.. Mon Dieu, qui te presse?.. J'ai deux bonnes heures à te donner encore avant d'aller travailler avec le roi. Marion, ma petite Marion, ne me refuse pas! Nous dînerons ensemble... un tête-à-tête ravissant !.. Des Bournais nous servira seul, et je vais écrire à Saint-Georges de redoubler de surveillance pour sa consigne... Tu acceptes, n'est-ce pas?.. Tu acceptes?.. — Puisque vous le désirez, monseigneur. — Va, tu es gentille, tu es charmante, il n'y a pas d'ange au ciel plus beau que toi ! ”
Marivaux,
La Vie de Marianne (1731-1740)
“ Ne suis-je pas cette Marianne, cette petite fille qui doit tout à votre famille, qui n’aurait su que devenir sans ses bontés, et mérité-je que vous vous embarrassiez dans des explications ? Non, monsieur, ne m’interrompez plus, le temps nous presse ; il faut convenir de quelque chose, vous savez les dispositions de votre cœur, mais songez donc que madame de Miran les ignore ; qu’elle vous croit toujours dans vos premiers sentiments ; que d’ailleurs elle m’honore d’une tendresse infinie ; qu’elle se figure que je serai sa fille ”
