Henri Lorin, L'Afrique à l'entrée du XXe siècle… (1901)
“ La forêt dense accable le voyageur sous le poids d'une tristesse alanguie : le soleil perce à peine ses futaies touffues ; les grands arbres, enserrés dans l'assaut des lianes, poussent leurs troncs sans branchages très haut, jusqu'à l'air libre où ils peuvent épanouir leurs feuilles à la lumière ; le sol, spongieux et couvert de plantes en décomposition, oppose à la marche cette résistance molle, qui use les plus robustes courages ; la vie animale, insectes, oiseaux, singes, est active dans la forêt, mais silencieuse et comme frappée de mutisme par la puissance souveraine de la végétation. ”
