Restitutio in integrum

Définition et enjeux

Henri Aubert Droit romain : de l'"Inintegrum restitutio"… (1884)

Les causes de restitutio in integrum proprement dites se réduisent donc à cinq : la crainte ou violence, le dol, la minorité, l'absence et l'erreur.
Il faut tout d'abord faire une place à part aux mineurs de vingt-cinq ans (minor œtas) . Pour eux, en effet, une
juste cause de restitution n'est pas nécessaire, ou plutôt c'est leur âge qui en tient lieu. La restitutio in integrum est, pour toute cette catégorie de personnes, un moyen général pour obtenir la réparation du préjudice par eux éprouvé.
Source : Gallica

Henri Aubert Droit romain : de l'"Inintegrum restitutio"… (1884)

Quelques jurisconsultes objectaient qu'accorder la restitution en pareil cas, c'était en faire profiter indirectement les pères de ces mineurs, c'est-à-dire des majeurs, ce qui évidemment n'était pas la pensée du prêteur en imaginant la restitutio in integrum pour minorité.
Ulpien, qui rapporte la controverse, se prononce pour l'opinion contraire, qui est plus conforme à l'idée fondamentale de l'in integrum restitutio : désir de protéger les mineurs de vingt-cinq ans dans toutes les circonstances où leurs intérêts seront compromis.
Source : Gallica

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