Résumé

France. Cour d'appel Recueil des arrêts de la Cour d'appel de Poitiers… (1847-1848)

On conçoit que l'intervention du tuteur soit nécessaire quand l'incapable veut intenter un procès civil ou y défendre, ou même quand il veut poursuivre la réparation d'un délit dont il se prétend victime ; car le tuteur a à examiner s'il n'est pas plus dans l'intérêt de l'incapable d'abandonner le procès que de le soutenir : mais, avec le ministère public, il n'y a aucune transaction possible ; l'intérêt privé disparaît ici devant l'intérêt public; et, comme le prévenu est partie nécessaire au procès, à quoi servirait l'intervention du tuteur?
Source : Gallica

France. Cour d'appel Recueil des arrêts de la Cour d'appel de Poitiers… (1847-1848)

Un tribunal correctionnel, appelé à statuer sur la culpabilité d'un prévenu, n'a pas la faculté d'imposer au ministère public l'obligation de poursuivre préalablement l'interdiction de ce prévenu ; il doit absoudre si la démence lui semble démontrée, ou condamner dans le cas contraire : surseoir à prononcer jusqu'à ce que la procédure d'interdiction ait été achevée, c'est ordonner une mesure insolite et que la loi n'autorise pas.
Source : Gallica

France. Cour d'appel Recueil des arrêts de la Cour d'appel de Poitiers… (1847-1848)

ARRÈT.
LA COUR, - attendu , en droit, que le mariage est nul si le consentement n'a pas été libre ; qu'il n'y a point de consentement s'il a été obtenu par la violence, et qu'il y a violence lorsqu'elle est de nature à faire impession sur une personne raisonnable, et peut inspirer la crainte d'exposer sa personne a un mal considérable et présent, eu égard à l'âge, au sexe et à la condition des personnes ; Attendu que les faits déclarés pertinents et admissibles par le jugement du 21 juillet 843 ont été parfaitement établis par l'enquête à laquelle il a été procédé
Source : Gallica

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