Académie celtique

Définition et enjeux

Centenaire, 1804-1904 : recueil de mémoires publiés par les membres de la Société (1904)

DE L'ACADÉMIE CELTIQUE SUR LES ÉTUDES DE FOLK-LORE
Par M. Henri GAIDOZ
Membre résidant.
L'Académie Celtique est sortie de cet enthousiasme pour les origines celtiques de la France que l'on a appelé, avec une ironie un peu sévère, la Celtomanie. La critique historique n'était pas née; la critique philologique était plus ignorée encore; des esprits aventureux pouvaient seuls se lancer dans des études alors mal explorées, et la prudence n'est pas d'ordinaire la qualité des chercheurs d'aventures.
Source : Gallica

Charles Louandre Revue des Deux Mondes

La révolution et l’empire ne présentent rien d’important. La véritable érudition à cette date est détrônée par les études celtiques. L’Académie celtique prend sous son protectorat toutes les rêveries abandonnées depuis le XVIe siècle, et publie des mémoires géographiques sur des villes qui n’ont jamais existé et des dissertations philologiques sur des langues qui n’existent plus ; mais, à la restauration, la curiosité s’éveille sur tous les points. La vieille France renaît avec la vieille monarchie.
Source : Wikisource

Centenaire, 1804-1904 : recueil de mémoires publiés par les membres de la Société (1904)

En même temps que disparaissait le nom d'Académie Celtique, le centre de gravité de la nouvelle Société n'était plus le même. Pendant quelques années, les Mémoires de la nouvelle Société contiennent quelques communications et notes sur les usages et croyances populaires; puis on cesse d'y rien voir de cet ordre. L'Académie Celtique était bien morte et son principal fondateur, son secrétaire perpétuel, Éloi Johanneau, donnait sa démission le 29 décembre 1827. Ainsi disparaissait et s'éteignait, sans laisser ni héritiers ni traces, le centre des études de folk-lore fondé en 1804 dans notre pays.
Source : Gallica

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