Code civil italien

Définition et enjeux

Pasquale Fiore Droit international privé, ou Principes pour résoudre les conflits entre les législations diverses… (1875)

Un Italien ne peut se soustraire complètement à notre loi sans renoncer à sa propre nationalité, et tant que lui et sa famille continuent de vivre sous la protection de la loi italienne, cette loi doit gouverner ses actes en tout ce qui intéresse, civilement et politiquement, sa nation, pourvu qu'ils ne portent pas atteinte aux intérêts de l'État où il a son domicile.
Il découle de ce principe qu'un Italien qui contracte mariage à l'étranger ne peut stipuler que son mariage sera régi par des coutumes locales ou par des lois auxquelles il n'est pas soumis (art. 1381 du Code civil italien) (3)
Source : Gallica

F. Arthuys Cours élémentaire de droit international privé… (1890)

En comparant cette disposition à celle de l'article 3 du Code civil français, on voit de suite que le législateur italien s'est placé à un point de vue plus large que le nôtre, qui, ne parlant que de la loi personnelle applicable à l'état et à la capacité des Français en pays étranger, a fait éclore les controverses que nous venons d'analyser. Le Code civil italien, mieux inspiré, parle des personnes, en général, c'est-à-dire de tous les hommes à quelque Nation qu'ils appartiennent, pour leur appliquer leur loi nationale (1) .
Source : Gallica

F. Arthuys Cours élémentaire de droit international privé… (1890)

S'éloignant profondément du sentiment de méfiance, qui inspira le Code Napoléon, le nouveau Code civil italien n'exige aucune condition, ni l'existence de traités diplomatiques, ni même le simple fait de la réciprocité. Il est à espérer que notre exemple de justice accordé même à des Nations, qui ne nous donnent rien, sera suivi par les législations de tous les peuples civilisés.
Source : Gallica

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