“ Origine et description botanique des Caféiers. — Le genre Coffea, de la famille des Rubiacées, sous-famille des Cofféoïdées, est paléotropical. Seules quelques espèces africaines produisent des graines utilisées ou utilisables dans la préparation de la boisson bien connue. L'existence de la plante ne fut connue des Européens qu'à la fin du 16me siècle; l'usage du café en Europe ne remonte qu'au 17me siècle. La culture débuta au 18me siècle aux Indes, à la Réunion, à Maurice, aux Antilles, au Brésil, mais ne prit une grande extension qu'au cours du siècle passé. ”
Coffe
Définition et enjeux
Citations sur “Coffe”
Félix Brémond,
Hygiène usuelle étudiée d'après les actes de la vie normale…
(1884)
“ Le café noir, ou café.à l'eau, infusion de semences torréfiées du coffea arabica, convient peu aux personnes nerveuses chez lesquelles la sensibilité est très exaltée. Les hommes tourmentés par les pas- sions tristes, ceux qui ont des affections congestives de l'extrémité inférieure de l'intestin, les individus atteints de quelque inflammation chronique, doivent soigneusement s'abstenir de l'usage de cette boisson parfumée. ”
Gustave Planchon,
Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale…
(1875)
“ Semences de Café. — Semen Codées. Fabœ Coffeæ. Le Café est la graine du Coffea arabica L., arbrisseau originaire de l'Ethiopie, mais cultivé depuis très-longtemps en Arabie et transporté de là dans un très-grand nombre de pays chauds : à Bourbon, dans les îles de l'Archipel indien, en Amérique, etc. Les graines de Café sont contenues dans un fruit de la grosseur et de la forme d'une petite cerise, formé de deux carpelles, con- tenant chacun une seule graine. ”
“ «Veux-tu te coucher?—Tiens, couche-toi.—Tu ne veux pas?— Tu vas prendre une tasse de café au moins?—Tu sais, comme je t'en donnais en cachette de ta mère, avec du lait.—Tu l'écrémais toujours,—tu disais: "donne-moi la peau".»Comme elle m'aime!Nous faisons le café ensemble. Elle a l'air d'une sorcière, et moi d'un diablotin; elle, avec ses coques en l'air, tournant le moulin; moi, dans les cendres, soufflant le feu...Comme toutes les vieilles filles—qui ont une gourmandise— elle aime son café au lait à l'adoration,—et il est bon, ma foi! ”
Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ Après avoir fait griller le Café, quelques personnes, au lieu de le moudre, versent de l'eau bouillante sur le grain entier, et composent ainsi une liqueur moins forte que celle que l'on sert communément sur nos tables. ”
Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ Tout véritable amateur de Café, toute maîtresse de maison, qui aura à cœur de présenter à ses convives une boisson délicieuse et salutaire, ne confiera point à des mains étrangères la préparation d'une liqueur, si facile d'après les procédés que nous indiquons, et qui ne sont autres que ceux vantés par plusieurs chimistes habiles, et qu'une longue expérience nous a démontré devoir être les seuls adoptés. ”
V. de Mars, Revue des Deux Mondes
“ La soupe du soir se fait avec des oignons, du lard, un peu de pain blanc, s’il en reste, ou, si l’ordinaire est à sec, elle se fait au café, c’est-à-dire que le café liquide est rempli de poussière de biscuit et transformé en une sorte de pâte qui ne serait peut-être pas du goût de tout le monde, mais qui est tonique et nourrissante ”
“ La table était encombrée : un paquet de vêtements, deux pains, des pommes de terre, du beurre, du café, de la chicorée et une demi-livre de fromage de cochon. — Oh ! la soupe ! dit la Maheude d’un air de fatigue, il faudrait aller cueillir de l’oseille et arracher des poireaux... Non, j’en ferai ensuite pour les hommes... Mets bouillir des pommes de terre, nous les mangerons avec un peu de beurre... Et du café, hein ? n’oublie pas le café ! ”
Eugène Biéchy, Des modificateurs de l'économie… (1856)
“ Le café a trouvé des défenseurs enthousiastes, et ils sont nombreux, qui ont exalté ses vertus jusqu'au sublime. — Il enivre les sens par son parfum et sa saveur , ranime et excite le cerveau , allume l'imagination , donne des idées , de la verve, un jugement prompt, tient en éveil, rend spirituel, agile , courageux , éloquent ; il fait digérer et dissipe les fumées du vin ; prévient l'ivresse et en combat les effets ; il rajeunit les vieillards et restaure en eux la conscience de la vie , etc., etc. ”
Adèle Favand, Le Château et la ferme,... par Mme Adèle Favand… (1844)
“ JULES. — Le café vient-il aussi de l'Amérique ? M. DE ROMILLY. — Le caféier, ou arbre à café, est originaire de l'Arabie-Heureuse, d'où on l'a transporté dans les colonies américaines; son fruit est une sorte de cerise renfermant deux fèves accolées ensemble ; ce sont ces fèves qu'on brûle et qu'on réduit en poudre pour en faire une boisson. Le café n'est pas favorable à tous les tempéraments; il en est qui ne peuvent le supporter; il cause de l'agitation, et a la propriété de combattre le sommeil. HIPPOLYTE. — En ce cas, j'aurais besoin d'en prendre deux ou trois grandes tasses chaque jour ”
Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ Quelques personnes, après avoir infusé leur Café à l'eau bouillante, ou l'avoir jeté dans l'eau en ébullition , qui non seulement a extrait tous les principes aromatiques et agréables, mais encore a, par sa chaleur excessive , détaché jusqu'aux arrière-principes, font rebouillir le marc , pour jeter le nouveau produit écoulé qu'ils obtiennent sur du nouveau Café ; que veulent-ils donc obtenir ? Ils croient donner à la boisson un degré de force de plus , mais ils se trompent étrangement. ”
Antoine Galland, De l'Origine et du progrès du café… (1836)
“ Les Orientaux prennent du Café toute la journée, et jusqu'à trois ou quatre onces par jour ; ils le font épais et le boivent chaud dans de petites tasses , sans lait ni sucre, mais parfumé de clous de girofle, de la cannelle , des grains de cumin ou de l'essence d'ambre. Les Persans rôtissent l'espèce de coque qui enveloppe la semence , et ils l'emploient avec la semence même, pour préparer l'infusion à leur manière ; la liqueur , selon eux , en est meilleure. Les Turcs font avec la pulpe de la cerise une boisson agréable , très-rafraîchissante ; c'est le Café à la Sultane. ”
Émile Desbeaux,
La Maison de mademoiselle Nicolle…
(1886)
“ En effet, Mlle Nicolle ne perdit pas l'occasion qui se présentait, et insidieusement, elle dit : - Au fait, le café, tu ne m'en as pas encore dit un seul mot? M. René regarda à sa montre. - Allons, fit-il, j'ai encore trois minutes à te donner. Le café est, comme le thé, un stimulant de l'estomac et un excitant des nerfs; mais lui, au moins, c'est un aliment, et un aliment suffisamment nutritif. ”
Manon Roland,
Lettres de Madame Roland de 1780 à 1793
“ J’avais pris au déjeuner une bonne tasse de café, teinté de lait ; c’est le premier usage que je fasse de ce dernier et je m’en suis bien trouvée. Mon docteur me dit que le café est un amer qui me fera autant de bien que le quinquina, j’en suis très aise, je le prends avec volupté. Tu as grand’raison d’être indulgent sur l’article de la friandise, pour nous deux ta fille ; nous donnons, elle et moi, terriblement prise de ce côté-là. Pauvre ami ! n’es-tu pas bien à plaindre d’avoir une femme qui, loin de devenir meilleure par les maladies, en acquiert de nouveaux défauts ? ”
Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ Le choix du grain doit être la chose la plus importante aux yeux du véritable amateur de Café, Il doit être bien sec, dur, difficile à casser sous la dent, d'une couleur franche , d'une odeur parfumée, sans aucun goût étran- ger, sonore et lisse. Il faut prendre garde que le Café n'ait été recueilli avant sa maturité , ce que l'on re- connaît facilement lorsqu'il est ridé, et à sa couleur blanchâtre ou d'un vert foncé. En général, on doit préférer celui dont le grain est petit, bien entier, bien sec, bien nourri, et qui ne laisse pas dans la bouche un goût âcre. ”
Louis Clerc, Manuel de l'amateur de café, ou L'art de cultiver le cafier… (1828)
“ Le café, tel qu'on le prend ordinairement. aussitôt qu'il est parvenu dans l'estomac détermine une sensation des plus agréables à la région épigastrique; il excite l'action de tous les organes mais ceux sur lesquels il porte le plus son influence, sont le cœur et le cerveau. ”
Un Duo septuagénaire, Traité sur la nature chimique, les effets hygiéniques… (1855)
“ Le CAFÉ, en hébreu afe, en arabe qahoue, signifiant brûlé, torréfié, et arôme, odeur, est le grain à deux lobes d'un dicotylédon intertropical, formé sous un soleil brûlant qui associe puissamment , élabore et nous donne ce qui flatte le plus nos yeux, notre odorat, notre palais, dans les couleurs les plus vives comme dans les fruits les plus délicieux. ”
Paul Marrot, Le chemin du rire [Toast au soleil… (1881)
“ Amis, amis, à pleine tasse, Du café, buvons du café ! Puis l'assassin; il va vers la fauve machine. Solidement, le pas très ferme, le front haut, Comme un gaillard à poil et sans plier l'échiné Sous un dernier Pater, aux pieds de l'échafaud. Amis, amis, à pleine tasse, Du café, buvons du café ! Rran! le lourd couperet a tranché ses vertèbres. Certes, cet homme est mort crânement! C'est qu'il eut Le soin, comme il marchait aux dernières ténèbres, De prendre un bon café comme le substitut. ”
Collectif, Europe, revue mensuelle
“ Accroupis à la porte de petits cafés enfumés, les hommes bienheureux fument des pipes à eau, raniment leurs charbons. Ils ont quelquefois le dos recouvert de ces ventouses faites d’une corne de chèvre, qui aspirent le mauvais sang des maladies. Le café tient une place extraordinaire. ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ En même temps on fait bouillir de l’eau dans un cafetière ; & quand l’écorce est prête, on la jette dedans avec un quart au moins de la pellicule, en laissant bouillir le tout comme le café ordinaire. La couleur de cette boisson est semblable à celle de la meilleure bierre d’Angleterre. On garde ces écorces dans des lieux fort secs & bien enfermés ; car l’humidité leur donne un mauvais goût. Voyage de l’Arabie Heureuse, p. 287 & suiv. Les Orientaux prennent le café sans sucre & dans de fort petites tasses. ”
A Penilleau, Étude sur le café au point de vue historique… (1864)
“ PROFESSION MILITAIRE ET NAVALE. — Le soldat, le marin ont besoins de café; à bord des vaisseaux, dans les camps, au feu des bivouacs, le café facilite la digestion d'un repas composé de salaisons, de légumes secs et de biscuit; il provoque les causeries et les épanchements qui font oublier les privations du moment, entretient dans les esprits une douce exaltation qui rend les nuits de garde moins longues, la pluie moins pénétrante, la brise moins glaciale, la marche du temps moins uniforme et moins triste. ”
Jean-François Couverchel, Traité des fruits, tant indigènes qu'exotiques… (1839)
“ Cependant la préparation du café continue, et de temps en temps l'échanson ou la Ganymède de la troupe renouvelle les doses de la noire décoction dans les tasses flexibles, ces compagnons fidèles de nos vagabonds Bédouins. Souvent on passe toute la nuit, sous ces heureux climats, à s'abreuver chacun de vingt à trente tasses de café; la conversation s'échauffe, s'anime, et alors les cerveaux s'exaltent ”
Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ DU CAFÉ PAR ÉBULLITION. La préparation du Café mérite de fixer l'attention du gourmet. En effet, il ne suffit pas d'avoir fait choix d'un excellent Café bien sec et non mariné, il ne suffit pas de l'avoir torréfié à un point convenable, de l'avoir moulu bien fin, ou même de l'avoir pilé, la condition la plus essentielle de la qualité de la liqueur est sa préparation. Louis XV faisait son Café lui-même; c'est le seul bon exemple qu'il nous a laissé ”
Le Turcq Des Rosiers, Le café : une révolution dans ses procédés de torréfaction (1890)
“ Voici encore quelques appréciations sur te café. Il tient le milieu entre la nourriture corporelle et la nourriture spirituelle (SOUVESTRE) . C'est un poison lent, qui finit par tuer entre quatre-vingts et cent ans (FONTENELLE) . C'est le meilleur aiguillon d'un estomac paresseux (BUF- FON) . Liqueur séditieuse, à laquelle est due la Révolution (MICHELET) , le café constitue la boisson civilisatrice par excellence (baron de THÉRÉSOPOLIS) . Il maintient les forces pendant le travail et les voyages, et permet la réduction de la quantité des aliments ingérés (PAYEN) . ”
Paul Marrot, Le chemin du rire [Toast au soleil… (1881)
“ Amis, amis, à pleine tasse, Du café, buvons du café ! ENVOI A une Amie. A toi qui n'as point vu le criminel sans trouble, A toi qui n'as point vu le substitut très fort, Ces vers sur : le Café. Tu sais tout ce qu'il double. C'est à la bête humaine un cheval de renfort. ”
Germain-Étienne Coubard d'Aulnay, Monographie du café, ou Manuel de l'amateur de café… (1832)
“ On doit laisser le moins d'intervalle possible entre la torréfaction du Café et son infusion ; plus on tardera et plus le Café perdra de son arôme; aussi, les véritables gourmets ne font rôtir que la quantité de Café qu'ils destinent à la consommation du jour. - La livre de Café perd deux onces et demie à la torréfaction; ainsi une livre de Café torréfié ne pèse plus que treize onces et de- mie; lorsqu'elle pèse moins, c'est que le grain - est charbonné. ”
Louis Du Couret, L'Arabie heureuse : souvenirs de voyages en Afrique et en Asie… (1860)
“ Rien n'est ravissant comme une plantation de café en fleur, et rien n'est pittoresque comme ces montagnes, chauves à leur sommet, mais chevelues, verdoyantes et embaumées à leur base. La récolte donne lieu à des fêtes pareilles à celles des vendanges chez nous. Le chef du pays donne le signal, et chacun se met à l'œuvre, en secouant d'abord le caféier, qui laisse échapper son fruit mûr, comme le.chêne le gland, comme le hêtre la faîne. Le café qui tombe naturellement avant la secousse, et que l'on ramassé comme chez nous la châtaigne, est le meilleur. ”
Louis Jourdan,
Contes industriels, par Louis Jourdan
(1859)
“ Monsieur, interrompit le grain avec une verve et un aplomb qui m'étonnèrent, je reconnais bien là l'ingratitude des hommes ! Vous estimez, vous appréciez les mérites du café, et vous ne faites que votre devoir; vous avez triomphé de vos nerfs, subi de longues insomnies pour vous habituer à l'excitation salutaire du café, et vous avez eu raison; mais avez-vous raconté aux hommes ma longue odyssée? savez-vous seulement le poëme de mes pérégrinations? ”
Louis Clerc, Manuel de l'amateur de café, ou L'art de cultiver le cafier… (1828)
“ Si le café, pris avec excès, est quelquefois nuisible à l'économie animale, on peut dire que chez la plupart des individus, pris modérément, il agit comme un excellent tonique sur l'estomac , dont il favorise les fonctions, excite celles de l'entendement, l'action musculaire, les sécrétions et les exhalations; il prête plus de vivacité à l'i- magination et à la mémoire; fait jaillir la pensée, pour me servir d'une expression heureuse du docteur Tournelle; chasse les chagrins, rappelle la galté , et en un mot, il donne plus d'activité à tout l'organisme. ”
Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Les instrumens & les vaisseaux propres à préparer le café, sont une poële, ou un moulinet pour le rotir, un moulin à moudre, une boëte à conserver celui qui est moulu, une cafetière, un petit fourneau, & un cabaret à café, composé de tasses avec leurs soucoupes, d’un sucrier, de petites cuillières & des serviettes à café. Quelques gens font cuire le café à un feu de lampe, & quelques autres à un feu d’esprit de vin. Le plus ordinairement c’est au feu, ou bien sur un petit fourneau de fer dans lequel on allume du charbon. ”
Jean Coste, Dernières campagnes. Notes et impressions d'alpinisme (1928)
“ La soupe du soir est l'aliment de fond; économique, substantielle, la soupe est indispensable. Enfin j'ai remplacé le café par le thé qui est un tonique nerveux beaucoup plus actif et qui, étant plus facile à préparer, permet d'avoir une boisson chaude sur n'importe quel sommet. ”
A Penilleau, Étude sur le café au point de vue historique… (1864)
“ PROFESSION AGRICOLE. — L'homme des champs, et surtout l'habitant des contrées marécageuses, devront faire usage de café. Au milieu des rudes travaux de la moisson, le paysan couvert de sueur, à l'ardeur du soleil d'été, qui lui cause des maux de tête intenses, trouvera dans le café une boisson qui lui permettra de mieux se désaltérer qu'avec toutes les boissons aqueuses et alcooliques dont il fait usage pendant l'été. ”
Polycarpe Poncelet, Chimie du goût et de l'odorat, ou Principes pour composer facilement… (1755)
“ La Liqueur spiritueuse de Caffe n'a point les mêmes vertus que le Caffé pris à l'eau ; mais aussi n'occasionnet-elle pas les mêmes effets dangereux, elle n'empêche point de dormir, elle n'échauffe le sang que médiocrement, elle est apéritive, elle réveille les esprits, elle incise les alimens cruds & de difficile digestion ; enfin elle excite la sensation du Caffe plus agréablement & plus puissamment, quelorsqu'il n'est qu'en simple infusion. ”
Anaïs Du Tertre, Voyage de Vermont-sur-Orne à Constantine-sur-l'Oued-Rummel… (1866)
“ Du laitage de chèvre et des piments rouges sont aussi assez appréciés de ce peuple, qui semble considérer les besoins matériels du corps comme la chose la moins importante de la vie. Le café est le seul aliment dont il se montre avide. Hommes, femmes, riches ou pauvres, en prennent plusieurs fois le jour. Ce café, servi dans des tasses fort petites, est à peine grillé, point clarifié; on l'avale trouble, brûlant et sans sucre, bien entendu. Les rues marchandes, composées seulement de maisonnettes fort basses à usage de boutiques, portent le nom du commerce spécial qui s'y fait. ”
