Jules Péroche, Chants de la terre (1844)
“ Oh ! le Peuple n'est pas ce que vous le pensez, Une tourbe grossière, un ramas d'insensés, Un bourbier dangereux, un égout, une fange Où l'on voit s'agiter quelque reptile étrange. Le Peuple ! c'est le cœur de chaque nation Où naît toute puissante et noble impulsion ; C'est la main qui nourrit ; c'est le bras qui travaille ; Le sein qui va s'offrir aux coups dans la bataille ; C'est le front qui, rempli de rêves glorieux, Couve chaque penser qu'il va ravir aux cieux Et que, sur les cités, la voix de son génie Epanche , comme un baume , à longs flots d'harmonie. ”
