“ Il y avait là une prodigieuse agglomération de neige; d'énormes fantômes blancs se balançaient au-dessus du pont, les rochers formaient des saillies effrayantes, et nos voyageurs se frayaient le passage comme à travers les lourdes nuées d'un ciel d'orage. Obenreizer se servait de son bâton avec une adresse extrême, sondant le terrain à mesure qu'il avançait, regardant sans cesse en l'air, et le dos tendu comme s'il se garait de la seule idée d'une avalanche. ”
Obenreizer
Définition et enjeux
Citations sur “Obenreizer”
Pierre Dheur, Comment on se défend contre l'obésité (1900)
“ Il y a, parait-il, des malheureux qui s'enorgueillissent de leur obésité, il en est d'autres qui sont fiers de voir les réserves adipeuses de leurs enfants accroitre sans cesse je souhaite que cette brochure leur tombe entre les mains, et surtout qu'elle puisse les convaincre du danger qu'ils courent et de celui qu'ils font courir aux leurs. .le souhaite, qu'effrayés, ils s'aperçoivent enfin que d'un moment à l'autre, l'objet de leur orgueil peut devenir pour eux un sujet de souffrance, qui mettra même leur vie en danger. ”
Claude Galien,
Galien-Oeuvres anatomiques physiologiques et médicales
(1856)
“ Je vis un homme dont le mal était irrité par les aliments et les remèdes, en un mot, par un régime échauffant, et, au contraire, soulagé par un régime dit succulent et adoucissant. D’un autre côté, je vis que l’abstinence l’incommodait. Quand je lui demandai quel caractère présentait sa douleur, il me répondit qu’elle était mordicante. Cette réponse augmentant ma confiance dans la justesse de mon diagnostic, j’osai lui donner le médicament amer. La vue du soulagement manifeste qu’il produisit chez le malade, me convainquit que j’avais exactement conjecturé le genre de son affection. ”
Vladimir Valerianovich Podvisotski, Pathologie générale et expérimentale… (1901-1905)
“ DEGENERESCENCE GRAISSEUSE 269 les obèses les uns aux autres, il est des polysarciques qui mangent moins et qui font plus d'exercice que la moyenne des hommes. Il faudrait que cette constatation fût bien établie, pour donner la certitude que, dans la moitié des cas d'obésité, la maladie ne reconnaît pour cause ni l'abus des aliments, ni le défaut d'exercice. Il est incontestable cependant que, dans certaines races et chez certains individus, l'engraissement, pour une nourriture et un exercice donnés, se produit plus facilement que chez d'autres. ”
Soissons 15 avril 1871. Monsieur et très-honoré Père… (1871)
“ Nous étions un peu à l'abri, car quelques éclats d'obus arrivaient seulement à Saint-Léger. Le bruit, cependant, était toujours effrayant. Mais quelle désolation! On apporte à chaque instant des hommes blessés par les obus, bras et jambes brisés. Le sang coule abondamment, il ruisselle sur les matelas et sur le carreau. Nous passons ces deux jours à nous dévouer auprès de ces pauvres blessés. Il serait impossible d'exprimer le dévouement de nos anciens malades qui nous avaient suivis, pour faire les courses et le déménagement de ce qui était à la petite caserne pour les malades et les Sœurs. ”
Alphonse Karr,
Physiologie du goût
(1864)
“ TRAITEMENT DE L'OBÉSITÉ. 259 Or, 1° il faut beaucoup de caractère pour sortir de table avec appétit; tant que ce besoin dure, un morceau appelle l'autre avec un attrait irrésistible; et en général on mange tant qu'on a faim, en dépit des docteurs, et même à l'exemple des docteurs. 2° Proposer à des obèses de se lever matin, c'est leur percer le coeur : ils vous diront que leur santé s'y oppose ; que quand ils se sont levés matin, ils ne sont bons à rien toute la journée; les femmes se plaindront d'avoir les yeux battus ”
Maurice Spronck,
L’An 330 de la République
“ Comme la plupart de ses contemporains ou contemporaines, la fâcheuse obésité l’avait frappée fort jeune, et elle n’avait pas tardé à atteindre une amplitude qui, dans une civilisation moins parfaite, lui eût rendu l’existence impossible. ”
César Gardeton, De l'abstinence des alimens, ou Du jeûne… (1821)
“ Cependant, si on ne les combat par un régime approprié à chacune d'elles, l'abstinence peut se trouver au-dessus des forces de la nature , et donner lieu à des maladies. Une humeur viciée qui tend à se porter sur quelqu'organe essentiel à la vie, l'irritation ou la débilité relative d'un viscère , le désordre que produit une passion violente, les fatigues ordinaires d'une profession pénible , l'état de grossesse , de croissance , l'extrême délicatesse de la constitution , l'excès ou l'effervescence du sang, etc. ”
Armand Trousseau,
Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris…
(1885)
“ Dans une maladie comme la fièvre, qui dure quatorze, vingt et un jours et davantage, la question du régime est de la plus haute importance, et je suis convaincu que, sur ce point, il y a eu bien des erreurs commises. Je suis convaincu que le système de l'inanition a souvent été porté à un dangereux excès, et qu'une abstinence prolongée a été, dans beaucoup de cas, la cause de la mort des malades atteints de fièvre. Étudions les résultats de l'abstinence trop prolongée chez une personne bien portante. La faim apparaît tout d'abord, pour cesser bientôt et revenir peutêtre de temps en temps. ”
Auguste-Nicolas Gendrin, Monographie du choléra-morbus épidémique de Paris… (1832)
“ Les crises s'accomplissent d'une manière plus soutenue et plus complète lorsque le malade est nourri, que lorsqu'on le maintient dans cet état de débilité par abstinence dont les doctrines médicales de nos jours ont donné occasion de ne voir que trop d'exemples. J'ai même constaté que des crises qui auraient pu amener le rétablissement des malades sont devenues funestes par l'obstination avec laquelle on a refusé des aliments aux malades. ”
Vladimir Valerianovich Podvisotski, Pathologie générale et expérimentale… (1901-1905)
“ Elle prend le plus souvent sa source en dehors de l'hérédité, de l'oisiveté, de la vie sédentaire, de l'anémie, clans un vice de l'alimentation où les hydrates de carbone surabondent. Pâles, fatigués, sans entrain, sans ressort, sans courage, ces malades offrent des chairs molles. Les palpitations fréquentes, la faiblesse et la petitesse du pouls, la dyspnée, l'épuisement rapide, la sensibilité au froid, la diminution de la quantité d'hémoglobine, constituent les principaux caractères de cette forme d'obésité. ”
Émile Beaugrand, L'hygiène, ou L'art de conserver la santé (1855)
“ On attribue l'obésité à l'abus des substances féculentes , à l'usage de la bière, au défaut d'exercice, à l'habitude de rester au lit trop longtemps, etc. Peut-être cette somnolence , cette apathie que l'on reproche aux personnes obèses sont-elles autant l'effet que la cause de leur infirmité. Quand un individu prend un embonpoint exagéré, que doit-il faire ? D'abord modifier son alimentation de manière qu'il se produise le moins de graisse possible. ”
P Boirot Desserviers, Recherches historiques et observations médicales sur les eaux thermales et minérales de Néris… (1822)
“ Les médecins dirigèrent alors cette intéressante malade sur Néris ; voici quelle était sa position : figure décolorée et have , amaigrissement général, peau sèche, obstruction au petit lobe du foie , vomissement fréquent, convulsions nerveuses à la moindre contrariété , sommeil à l'aide de six à sept grains d'opium, constipation , absence de menstrues depuis trois mois, locomotion lente et pénible , mélancolie profonde, douleur continue au creux de l'estomac et dans les reins. ”
Alfred Martinet, Les régimes usuels (1910)
“ Tandis que les malades de la première catégorie seront obligés de se soumettre à un régime sévère pendant toute leur vie, ceux de la seconde pourront, au contraire, obtenir quelques concessions quand leur obésité sera enrayée. ”
Michel Lévy, Traité d'hygiène publique et privée… (1862)
“ Dans l'état physiologique, nous voyons que l'abstinence courageusement employée peut remédier à l'obésité, puisque la graisse est de tous les éléments organiques le plus prompt à disparaître, et semble comme une provision de matière que l'organisme emmagasine pour sa dépense ultérieure. Le danger de l'abstinence est dans sa durée, dans sa disproportion avec les conditions d'âge, d'organisation individuelle, etc. ; c'est par des pesées successives et comparées au poids initial des sujets qu'il importe d'en calculer les ravages ”
Sarah Bernhardt,
Ma double vie
“ L’infirmier envoyé aux renseignements m’amena un enfant d’une dizaine d’années. « Qu’est-ce que tu veux faire de cela, mon petit ami ? lui dis-je en lui prenant le morceau d’obus encore chaud et encore dangereux par le coupant de ses déchirures. — Je vais le vendre ! — Pourquoi faire ? — Pour acheter un tour à la queue de la distribution de viande ! — Mais tu risques ta vie, mon pauvre petit. Quelquefois les obus se succèdent très vite. Où étais-tu donc quand l’obus est tombé ? — Étendu là sur le rebord du parapet en pierre qui soutient la grille. » ”
Stanislas Rossignol, Traité élémentaire d'hygiène militaire (1857)
“ La faiblesse de constitution, lorsqu'elle est congéniale, c'est-à-dire qu'elle ne provient pas d'une maladie grave et longue, qui aurait pu altérer profondément l'organisme, établit une imminence morbide continuelle, qu'on doit combattre par les moyens qui lui sont propres, tels que nourriture substantielle et un peu tonique, exercices du corps modérés, bains froids, etc. Obésité. — L'obésité constitue une imminence morbide incessante, qui est très-difficile à dissiper. ”
Édouard Ledeuil, Campagne de 1870-1871. Châteaudun 18 octobre 1870 (1871)
“ La dyssenterie, la petite vérole, l'anémie, toutes les maladies qui frappaient nos hommes réduits à la terre gelée ou putride, au biscuit et au lard, se seraient abattues sur eux et auraient concouru avec nos feux continus à un épuisement, à une mortalité qui auraient jeté la démoralisation dans leurs masses. ”
Alfred Auvard, Traité pratique de gynécologie par le Dr A. Auvard… (1894)
“ Par obésité et maigreur. — L'obésité et la maigreur n'amèneront l'impuissance que si elles produisent la déchéance de l'organisme. Il est d'ailleurs exceptionnel qu'elles soient par elles-mêmes une cause de stérilité. ”
Hippolyte Violeau, Souvenirs et nouvelles, par Hippolyte Violeau… (1859)
“ Que puis-je faire, Edouard, dans l'état d'abattement où je me trouve? Je ne sais si un travail au-dessus de mes forces et une nourriture misérable y ont contribué; mais je sens que ma santé s'altère et s'en va. Je perds le sommeil, et par instants j'éprouve des défaillances qui m'inquiètent. Si j'allais ne plus pouvoir travailler ! si je tombais malade ! Plutôt mourir que de prévenir Lucile de l'état de souffrances morales et physiques où je suis réduit ! ”
James Henry Bennet, De la nutrition dans la santé et la maladie… (1882)
“ S'il en est ainsi, cet avertissement viendrait avec quelque force d'un homme qui, il y a quelques années, fut frappé physiquement, pour avoir abusé des forces de son esprit et de son corps, et qui n'échappa à la mort et ne dut principalement son rétablissement qu'à ce qu'il reconnut son erreur avant qu'il ne fût trop tard, accepta et suivit les lois de la physiologie et de l'hygiène qu'il négligeait autrefois, comme les ignore et les néglige, à peu près complètement, la tribu tout entière des travailleurs de l'esprit et du corps. ”
Paul Collet, Moûtiers, Brides, Salins : guide en Tarentaise (1853)
“ Sujette à verser des larmes sans cause connue, avec son inertie physique et une espèce d'engourdissement moral, il se manifestait quelquefois chez elle une susceptibilité extrême : appétit presque nul, ventre météorisé, avec constipation, respiration courte, et l'aménorrhée (supression du flux menstruel) venait achever le tableau. A la vue de tant de maux, nous l'avouons ingénument, nous n'osions compter sur les vertus médicales des eaux. Mais nous fûmes agréablement surpris : l'état de la malade changea tout-à-coup. ”
Harry O'Brien ou Le triomphe du bien sur le mal… (1861)
“ HARRY O'BRIEN. 6 62 SUITE DE L'HISTOIRE la fièvre augmentait, je lui administrai bientôt l'Extrême-Onction. Le mal parut empirer. Le délire le saisit, et son esprit excité par la fièvre se livra, à d'étranges extravagances. Tantôt il était à l'orphelinat où il avait été élevé. Il jouait à la crosse avec les compagnons de son enfance, il leur criait de ne pas le toucher, il mettait la nappe pour dîner, il demandait à la bonne ses habits de dimanche; Tantôt il était à quelque divertissement avec son ami Jones. ”
Martin Klein, Mondorf-les-bains
“ Avec cela le malade est tourmenté d’une faim dévorante, car sa faiblesse extrême, sa maigreur, réclament pour le sang des principes réparateurs. Les fonctions intestinales sont nulles, la chaleur du corps est abaissée et l’état moral des plus pitoyables. ”
Stanislas de Marseille, Impressions d'un aumônier de mobiles à la 2e armée de la Loire… (1872)
“ Leur nombre grandissait chaque jour. Pauvres enfants ! ils tremblaient de fièvre la plupart : la tète enveloppée de leur couverture de campement, et drapés comme des fantômes, les yeux caves, noircis par le froid et la souffrance, les lèvres bleues. ils ressemblaient à des cholériques. D'autres, étranglés par l'angine, ne pouvaient plus ni manger ni boire, ou affaiblis par la dyssenterie, ne se tenaient pas debout. ”
Marcelle Tinayre,
Revue des Deux Mondes
“ La dysenterie achevait l’œuvre de la misère physiologique. — Ah ! le lazaret de Vido ! dit Mme M... Il fallait voir ça, pour comprendre ce que c’est que la souffrance. Par comparaison, un hôpital de blessés est un lieu extrêmement joli et gai. Les médecins faisaient ce qu’ils pouvaient, et les infirmiers de même, — mais quelle besogne ! Les Serbes arrivaient dans leurs loques grouillantes de vermine. Les plus solides étaient épouillés, rasés, lavés, habillés, et on leur donnait à manger, pas beaucoup à la fois. Mais il y en avait des tas qui mouraient, parmi les plus jeunes, les plus faibles. ”
Friedrich Wilhelm Scanzoni, Traité pratique des maladies des organes sexuels de la femme… (1858)
“ Quant au régime à observer, nous ajouterons qu'un repos absolu, tant moral que physique, et l'abstinence de toute boisson et de toute nourriture excitante, sont des conditions indispensables à la guérison. ”
Isaac de Benserade,
Pour la même
“ Je connois vôtre fièvre, et vôtre médecin. Vous luy pardonnerez, fût-il vôtre assassin ; Mais vous ne voulez pas qu’on se le persuade, Et quand il vous dérobe un soupir, une œillade, Vous êtes la première à cacher son larcin. ”
Henri Béraud,
Le Martyre de l’obèse
“ Les peuples se ressemblent surtout par leurs plaisanteries. J’en puis parler. Je sais, mon ami, comment on raille l’obésité dans toutes les langues. Un ventru, ça ne peut être que rigolo, et il n’y a pas sur terre un seul pays où l’on n’ait trouvé un sobriquet pour nous l’accrocher à hauteur du nombril. ”
Eugène Moret, Les millionnaires de Paris (1877)
“ Mais. je ne sais, moi... des évanouissements, des vomissements, quelque chose comme une inflammation d'estomac et d'intestins ; je m'en rapporte au docteur et à vous : il ne faut pas me demander de préciser ce que je souffre et surtout de le formuler. – Moi non plus, je ne sais pas ce que tu as ; mais ce que je sais, c'est que tout ce qui se passe ici et dans ton organisme n'est pas naturel. Nous sommes entourés d'ennemis, de gens qui nous font bon visage et qui nous haïssent. ”
Soissons 15 avril 1871. Monsieur et très-honoré Père… (1871)
“ Nos salles ne sont plus habitables, il y a du danger à y rester. Nos malades se sont traînés en bas et s'abritent derrière un mur pour éviter les obus. Comme le bon Dieu a ménagé ma faiblesse! Aucun obus n'est tombé près de moi, et ils pleuvaient dans mes salles quand je n'y étais pas. C'est que j'aurais été trop effrayée. Pourtant des éclats, une fois, dans le couloir, ont volé près de moi et m'ont pour ainsi dire poursuivie. ”
J Lassalvy, Paris et Montpellier, ou Examen comparatif des doctrines médicales de ces deux écoles… (1847)
“ La suffocation imminente, terrible, dont se plaignent si vivement les malades et qui les porte à s'écrier incessamment : J'étouffe! douncz-moi de l'air ! faites-moi respirer! s'explique très-aisément par cette suspension de l'hématose, et je n'ai pas besoin de m'y arrêter. Quant à l'épigastralgie, un mot en passant. Une remarque qui n'a dû échapper à aucun praticien, surtout de ceux qui ont l'honneur de donner leurs soins aux classes pauvres de la société, — c'est que toutes les fois que la nutrition est altérée, incomplète, il y a douleur à l'épigastre. ”
Eugène-Louis Blanchet, En représailles (1918)
“ Quand les obus nous ont dispersés, il est bien difficile de nous réunir à nouveau et comme par hasard des boisages cèdent, des mètres entiers de tranchées s'effondrent. Les corvées d'eau s'égarent. A côté des malades trop réels, dévorés par la fièvre, tourmentés par la dysenterie, il y a les malades par simulation portée à un degré de perfection rare. Parfois, quand le froid est trop cruel, nous nous risquons à allumer de petits feux dans les tran¬ chées pour faire bouillir de l'eau dans des gamelles ou des seaux ramassés dans les villages détruits. ”
Louis Reuss, La Prostitution au point de vue de l'hygiène et de l'administration en France et à l'étranger… (1889)
“ Mais dès qu'elles entrent à l'hôpital ou en prison, elles engraissent. L'oisiveté à laquelle elles sont condamnées, la nourriture saine qu'elles absorbent, le sommeil régulier dont elles jouissent, amènent rapidement ce changement physique ; on est souvent étonné de voir sortir de l'hôpital, grasse et fraîche, une fille qui y était entrée dans un état de maigreur alarmant. ”
