Brodeur

Définition et enjeux

Portrait de Paul Eudel Paul Eudel L'orfèvrerie algérienne et tunisienne… (1902)

Assis et les pieds croisés, sur une natte en palmier nain, le brodeur s'absorbe dans son travail. Sans être distrait par les curieux qui souvent s'arrêtent à le regarder longuement dans la rue Blondel et celle du Lézard, le brodeur tire l'aiguille sans relâche dans sa petite boutique d'un à quatre mètres de superficie. C'est un véritable ver à soie qui file.
Source : Gallica

Dr Bernard L'Algérie qui s'en va , par le Dr Bernard… (1887)

A côté, des brodeurs, assis sur des ruines toujours blanchies avec un soin scrupuleux, décorent les mêmes burnous de broderies en laine blanche. Ils travaillent deux à deux, accroupis en face l'un de l'autre : l'un est le brodeur, l'autre est le métier vivant, et dans ses mains dont les doigts écartés forment comme des peignes à cinq dents, celui-ci tient les fils qu'il entre-croise à mesure et dont il fait une trame à travers laquelle le premier fait passer et repasser son aiguille.
Source : Gallica

Portrait de Arsène Alexandre Arsène Alexandre Histoire de l'art décoratif, du XVIe siècle à nos jours… (1892)

Parfois cependant quelque exagération est à signaler : ce n'est plus à la peinture, mais à la sculpture que le brodeur emprunte les moyens d'effet ; il exécute de véritables bas-reliefs, d'une extraordinaire saillie, grâce à un bourrage excessif, d'une incontestable habileté, mais à tout prendre une erreur de goût. On admirera toutefois sans réserve certains parements d'autel, en velours revêtu d'arabesques d'or, où le brodeur, sans inconvénient alors, se montre orfèvre et ciseleur.
Source : Gallica

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