“ De là, elle peut s’étendre au tissu velouté, au canal biflexe situé en avant et un peu au-dessus de l’espace interdigité, s’accompagnant de décollements plus ou moins étendus de l’onglon, et d’une sécrétion purulente très fétide. D’un autre côté, le piétin peut affecter diverses formes ; ainsi, il est sporadique, c’est-à-dire n’attaquant qu’une seule ou quelques bêtes dans un troupeau ; enzootique, lorsque les troupeaux d’une localité en sont affectés, et enfin, épizootique, lorsqu’il sévit sur les troupeaux de toute une contrée. ”
Piétin
Définition et enjeux
Citations sur “piétin”
Auguste Bourguignon, Agriculture : volontariat d'un an (1877)
“ Le piétin est une ulcération du pied qui débute par le décollage de l'ongle et qui altère progressivement le sabot et les parties intérieures. On enlève la portion de corne détachée et les chairs filandreuses, et l'on cautérise au moyen de l'acide nitrique. ”
“ Peu grave dans la généralité des cas, le pronostic est extrêmement fâcheux lorsque la maladie est arrivée à la troisième période. Il en est de même lorsque le piétin prend la forme épizootique, car nous avons vu qu’il est alors très difficile d’enrayer la maladie. Sous le rapport économique, les intérêts des particuliers sont fortement atteints, parce que les troupeaux perdent momentanément de leur valeur, et, surtout, parce que les revenus sont parfois si réduits qu’on a de la peine à couvrir les frais d’entretien. TRAITEMENT.Le traitement du piétin peut être préservatif ou curatif. ”
“ En outre, la corne de la face interne ne monte pas au-dessus du bourrelet périoplique, et cette disposition, qu’on rencontre seulement chez le mouton, est on ne peut plus favorable au développement du piétin. Nous verrons, en effet, que cette maladie, à son début, a toujours son siège à la face interne de l’onglon et commence par l’inflammation des tissus qui échappent à la protection de la corne. La Sole n’offre rien de remarquable à signaler ”
H. Burel, Une âme soeur d'Eugénie de Guérin… (1902)
“ Quand j'ai été dans le monde un ou deux jours de suite, je retrouve ma vie réglée et solitaire avec plaisir. Ce n'est pas que cela me gêne de m'occuper des autres; mais c'est presque toujours aux dépens de mes exercices de piété et de mon sommeil que j'exerce l'hospitalité. C'est le revers de la médaille; et, chose qui n'est peut-être pas ordinaire, c'est, quand je suis privée de mes exercices de piété que je sens ma dévotion plus sensible. Depuis quelques semaines, je sens une douceur dans la piété, qui me présage quelque orage ou quelque sacrifice qui m'est réservé. ”
Madeleine Tronel, Madeleine Tronel : notice biographique d'après sa correspondance et son journal (1903)
“ J'ai dignement, ou plutôt, j'ai honoré de mon faible petit mieux, le premier vendredi du mois. Ici, je ne perds rien, je gagne. Nous sommes pour X..., de vrais modèles : nos exercices de piété nous prennent une heure et demie, chaque jour, et cela, avec un sérieux et une ferveur presque admirables. Il fait toujours bon se vanter, aussi ne t'étonne pas si je nous loue si fort. Le fait est que nous ne changeons rien à nos habitudes de piété, tandis que toutes les autres sont nécessairement contrariées. ”
F. Farjat, Biographie de Louis Jaulmes ; par F. Farjat… (1849)
“ Il ne s'agit pas d'avoir de la piété dans les assemblées, dans les réunions d'édification, en certaines compagnies, il faut en avoir partout et en toutes choses, même dans vos relations les plus insignifiantes. Une piété réelle se manifeste dans tous les actes de la vie. Répandez donc la bonne odeur de Christ en tous lieux: dans vos achats, dans vos ventes, au marché, lorsque vous vous rendez à la fontaine que vous vous trouvez avec vos compagnes, et que vous allez au four. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Ferrure d’un pié gras ou foible, d’un pié trop long en pince & en talon ; & d’un pié trop petit. Parez le pié gras à l’ordinaire ; que le fer que vous y ajusterez n’ait rien de particulier, & qu’il soit étampé plus maigre, dans la crainte de serrer ou de pénétrer le vif en brochant. Quant au pié trop long en pince, rognez-le : à l’égard du pié trop long en talon, abattez cette partie, & que les fers n’y avancent point trop : pour les piés trop petits, votre fer débordera tout-autour, à l’effet de faciliter l’extension de l’ongle. ”
J. Bourdeau, Revue des Deux Mondes
“ Le piétisme aplatit les seins et recouvre les gorges; il interdit les délassemens les plus innocens, de cueillir des fleurs le dimanche, d’écouter le chant des oiseaux ; mais il excite les nerfs par une piété romantique, au clair de lune; il ouvre les sources de la vie intérieure, pure et fervente. Des cœurs qui battent à l’unisson échangent des épanchemens dans un dessein commun d’édification et de charité. ”
Joséphine Marchand,
Nos travers
“ La piété elle-même, la piété toute seule, ne suffirait pas à de tels devoirs. Ou plutôt la piété elle-même, sans ce solide fond et ces fortes habitudes, ne pourrait être qu’une piété, comme on en voit trop, amoindrie et superficielle, faible ou fausse, incapable, par conséquent, de donner la vigueur et l’énergie nécessaires. » Le bon évêque cite à ce propos Mme Swetchine, l’amie de Lacordaire qui disait un jour : « je dois avouer que la piété seule ne me suffit pas, s’il ne s’y joint le rayon lumineux d’intelligence. Alors seulement, je me sens dans mon état vrai et en possession de ma vie. » ”
Jules Lacroix de Marlès, Gustave, ou le Jeune voyageur en Espagne… (1857)
“ Autre avantage : le piéton ou les piétons.qui,vous accompagnent, lestés , agiles et conteurs, comme l'Arabe, qui leur a transmis une partie de son sang, surtout, dans les provinces, méridionales , prennent soin de vos effets et de votre personne, pourvu que vous ayez soin de les bien nourrir ; ils sont à peu près comme leurs mules, comer y trabajar , manger et travailler ; et si de temps en temps vous fournissez une once de tabac à fumer, vous devenez le meilleur de tous les hommes. ”
Galart de Montjoie, Les Bourbons, ou Précis historique sur les aïeux du Roi… (1815)
“ A quoi sert la piété ? Demandez plutôt à quoi sert de lier le ciel à la terre. Demandez à quoi sert cette source d'où découlent sur nous la rosée et les bénédictions. La piété a une force que n'a aucun moyen humain. La piété fait entendre une voix à laquelle le ciel n'est jamais sourd. ”
Paul Carron, Souvenirs de Saint-André d'Antin ou Instructions prêchées à Saint-André d'Antin et à la Madeleine (1866)
“ Il ne faut pas se faire une piété ignorante, ridicule, superstitieuse, désagréable. La piété agréable, aimable, c'est celle qui est véritablement chrétienne. Savez-vous pourquoi la piété, quand elle est sincère dans une âme, est en même temps si aimable? La piété est aimable parce qu'elle est toujours charitable ”
Olga de Pitray,
Le château de la Pétaudière (2e édition…
(1877)
“ La nouvelle cuisinière, installée le lendemain de ta maladie, est une brave femme qui connaît bien son affaire : elle a peut-être l'oreille un peu dure, mais il n'y a pas grand mal à cela ; n'entendant pas les remarques de Babet, elle n'a pas à y répondre, et la paix la plus profonde règne à la cuisine. Quant à notre mie, elle est devenue méconnaissable; figuretoi qu'elle est presque douce maintenant! Elle s'est prise d'une belle passion pour Paulette, et Paulette de son côté ne jure que par Babet, ne consulte que Babet, suit Babet comme un caniche ! ”
Henri de Pène,
Paris amoureux, par Mané
(1864)
“ Les Parisiens se ruent au talent de mademoiselle Patti comme des gens qui n'auraient pas dîné se précipitent sur un souper de bal, la bouche et les mains ouvertes, les yeux fermés, confondant, en l'ivresse de leur appétit, l'exquis et le douteux, le fin et le grossier, le léger et le lourd. ”
Chen Jitong,
Le Théâtre des Chinois
“ Je suis obligé d'employer cette expression qui représente très exactement la nôtre, en ce qu'elle généralise toutes les inclinations du cœur humain. La piété ne représente pas seulement l'observation des devoirs particuliers d'un culte, mais aussi la fidélité envers tous les devoirs, et c'en est une très noble et très puissante que celle qui s'est proposé de respecter, d’aimer et de protéger la famille. La piété filiale, la piété maternelle, sont des passions dramatiques actives. ”
L. T. Gilbert, Ineptie Bonbec, ou La Sybille du marais… (1823)
“ Le pâté est ouvert : on mange ; le flacon fournit son rouge breuvage: on boit à longs traits; les forces reviennent , l'estomac est rempli, la gaîté remplace les pleurs, et au lieu 168 INEPTIE-BONBEC de longs soupirs, on pousse des cris de joie. Mais le guichet se rouvre à moitié : une lettre est jetée ; Bipède la ramasse et lit : Gardez-vous bien de manger le pâté, il y a dedans de la mort-aux-rats; ne buvez pas le vin du flacon, il est empoisonné. L'écriture est d'Andochin.... Nouveau supplice pour les amans. Bipède, dans sa douleur, ne peut s'empêcher de s'écrier : O pâté! ”
Charles Dezobry, L'Histoire en peinture, ou Épisodes historiques propres à être traduits en tableaux… (1848)
“ Les pisteurs tournent le pain ou pétrissent la pâte, tandis que l'un d'eux, prenant les pains qu'un petit esclave lui apporte dans des mannes, les enfourne, après les avoir renversées sur une pelle, qu'il saupoudre d'un peu de farine. ”
Marie-Pierre, Portraits et silhouettes, par Marie-Pierre (1883)
“ La piété étant l'unique base de toute éducation vraiment digne de ce nom, les sages institutrices de Saint-Cyr essayaient, par tous les moyens, d'inspirer aux demoiselles * une piété sincère et éclairée, et, suivant les paroles de Mme de Maintenon, « une piété douce, aimable et gaie.» On ne les surchargeait point de pratiques de dévotion, mais on ne se lassait pas de leur répéter « que la vraie piété est de remplir ses devoirs. qu'il ne faut point aller dans les déserts, mais servir Dieu dans son état, par la prière et la pratique des vertus. » ”
Marie-Joseph Dourlens, Mgr Dupanloup et extraits de ses oeuvres… (1875)
“ D Il vous dira que la piété est triste, sauvage et amère. Oh ! mes enfants, vous pourrez lui répondre que les plus beaux jours de votre vie furent ceux qui s'écoulèrent sous l'empire de la piété ; que si votre cœur a goûté quelques joies pures, c'est la piété qui vous les fit sentir ; que si : vos yeux ont versé quelques larmes de bonheur, c'est la piété qui vous les fit répandre. ”
vicomte de François-René Chateaubriand, Correspondance de Chateaubriand avec la marquise de V
“ Un feu brillant égaie ma chambre, De gros bouquets de roses, de narcisses, et de violettes, en parfument l'air, et mon cher Piétrino, ravi de me revoir, chante sa plus longue chanson de montagne.Piétrino est un rouge-gorge qui, depuis cinq ans, revient fidèlement passer ses hivers avec moi. La nuit, il est perché près de mon lit. Le jour, il est souvent caché dans mes cheveux; il se chauffe beaucoup, mange à ma table avec satisfaction, me suit fort loin dans mes promenades, et vole à mon appel. Quand il ne peut entrer chez moi, il frappe avec son bec en dehors des vitres, et se fait ouvrir. ”
Jean Humbert, Nouveau Glossaire Genevois, tome 2…
“ Pipe de tabac, petite et mauvaise pipe. Terme languedocien. A Genève, pipette ne s'emploie que dans cette locution: Cela ne vaut pas pipette, c'est-à-dire: Cela ne vaut rien, cela ne vaut absolument rien. En français on dit: Cela ne vaut pas une pipe de tabac.PIPI, s. f. Pépie, petite peau blanche qui vient sur la langue des oiseaux et qui les empêche de boire. Avoir la pipi: ôter la pipi.PIQUÉE, s. fém. Douleur vive et de courte durée. Une piquée de mal de ventre.PIQUE-PRUNES, s. m. Garçon tailleur. Dénomination badine ou dérisoire. ”
Anatole-Henri-Philippe de Ségur,
Témoignages et souvenirs ; par le Cte Anatole de Ségur
(1872)
“ Ce jour-là, en revenant de l'église, il allait à sa chambre comme pour prendre son déjeuner du matin; mais il n'y touchait pas et le renvoyait secrètement à la cuisine. Il fallut, pour qu'on sût ce pieux manège, qu'on le surprît un jour en flagrant délit de mortification; et sa mère, émue d'admiration et de joie, le laissa libre de suivre l'instinct de sa piété. Il s'était également imposé la loi de ne jamais manger ni friandises, ni mets sucrés, ni dessert, les vendredis et les samedis, et il continua ces pieuses pratiques longtemps encore après que son enfance eut fait place à l'adolescence. ”
Paul Féval, L’Homme de fer (1877)
“ Dès qu’un pied trébuche, tout le monde tombe pêle-mêle. On rit ; on hurle ; on se relève ; on recommence. Il y a quatre-vingts couplets. Après le dernier, rien n’empêche de reprendre le premier. Voilà des plaisirs durables ! Mais la ronde est bonne pour les enfants ; la litra est le vrai bal des raffinés ! Dansez le litra, litralilanlire, sur les talons et sur les genoux : deux gars pour une fille, deux filles pour un gars, la pain à la main, le lard sous le pouce. Dansez en tournant autour de la table où est le pot, où sont les écuelles ”
Paul Arène,
La vraie tentation du grand Saint Antoine…
“ Le fait est que jamais pie plus jolie ne fit danser sur pattes plus fines, dans la poudre d’une grande route et sur le gravier d’une allée, un corps bleu noir plus coquettement plastronné de blanc ni une queue plus longue et plus agréablement étagée. ”
Clair Tisseur , Le Littré de la Grand'Côte
“ Cadet, veux-tu bien ne pas pitrogner ton pain comme ça ? Manie donc ton pain plus proprement. — On avait marié Mlle X..., d’une honorable famille bourgeoise, bien connue à Lyon. Le soir de ses noces, son mari voulut lui témoigner son amour par quelques caresses. Monsieur, lui dit-elle aigrement, aurez-vous bientôt fini de me pitrogner comme ça ? (Historique.) — De pisturire, avec substitution d’un suffixe fréquentatif et péjoratif. PITROGNON, s. m. — Individu qui manie grossièrement les objets. PITROGNU, USE, adj. — Homme ou femme qui fait malproprement les choses, qui pitrogne le travail. ”
Henri Rivière,
Pierrot. Caïn. L'Envoûtement. Par Henri Rivière
(1870)
“ Il l'avait subie avec le plus grand calme, avait reçu sept balles dans la poitrine et était tombé mort sans jeter un cri. J'écoutais, mais je ne disais rien. Les terribles paroles de Piétro m'avaient causé une impression profonde, et j'étais agité d'un tremblement involontaire. On s'aperçut de mon état, et l'on fut charmant pour moi. On improvisa pour le soir même une promenade à cheval et un dîner à terre. ”
Narcisse-Eutrope Dionne,
Le Parler populaire des Canadiens français
“ Ex. Pèse la voile, voilà le bon vent qui arrive. Peser son pesant d’or, avoir une grande valeur. Peser le poids, avoir de l’importance. Pétaque, n. f. — Patate. Pétard, n. m. Claquet, digitale pourprée, dont les enfants s’amusent à faire claquer les fleurs. Pétasser, v. n. Fêler. Ex. Cette assiette est pétassée à trois places. Petau, n. m. — Pied d’enfant. Pet-en-gueule. — Exercice gymnastique. Péter, v. n. — Fêler, fendre. Ex. Nous avons un poêle qui pète par tout. 496 LB P — Éclater. Ex. Cet œuf m’a pété dans la main.— Avoir fini de péter, mourir. ”
Pierre de Saint-Cloud, Le Roman du Renart - D. M. Méon - 1826
“ Piés : pitié ; pietas. Piés, piet : pied ; entre piés, méprisé. Piesme : mauvais, fâcheux, pénible ; pessimus. Piétaille : gens de pied, infanterie ; pedites. Pieté : pitié ; pietas. Pieur : pire, plus mauvais ; pejor. Pignon : étendard, bannière ; pignonciel en est le diminutif. Pillier : arracher les poils, épiler ; pilare. Pingnonchiet : étendard, enseigne. Piour : plus mauvais, pire ; pejor. Pire : chemin ferré. Pis : poitrine, estomac, pectus. Pist : qu’il puisse. Pité : pitié, compassion ; pietas. Pitois : putois, animal sauvage ainsi nommé à cause de sa puanteur. ”
Pierre Leroy-Beaulieu, Revue des Deux Mondes
“ Dans les bas côtés étroits, que bordent d’une part les paillottes et de l’autre les grandes boutiques, qu’encombrent encore les barbiers et coiffeurs en plein vent, les diseurs de bonne aventure, se presse la foule des piétons : hommes à longue tresse en robe ou en blouse bleu clair, Chinoises aux cheveux ramenés en arrière en queue de pie, que l’on voit marcher péniblement sur les pointes de leurs pieds mutilés, en étendant de temps à autre les bras pour ne pas perdre l’équilibre ”
Lorédan Larchey,
Dictionnaire historique d’argot…
“ Appariteur, préparateur d’un cours de physique. — Allusion à ses manipulations. PISTON : Importun. — On connaît l’agaçante régularité du coup de piston. PISTONNER : Importuner. PITANCHER : Manger, boire. (Halbert.) Mot à mot : manger sa pitance. — « Pitancher de l’eau d’aff, c’est boire de l’eau-de-vie. » (A. de Bréhat.) PITON : Nez rond comme un piton vissé dans une planche. — « Ah ! quel nez, quel beau piton C’est un marchand d’éteignoirs.» (Pecquet.) PITRE : Paillasse chargé d’attirer la foule autour d’un banquiste. ”
Vie de Lucien Jouans (1885)
“ Plus la foi est grande, plus la piété est ardente. « La piété de Lucien, nous dit un témoin oculaire, se manifestait durant la prière, par sa modestie et sa bonne tenue qui était invariablement la même : tête droite, yeux baissés, et mains jointes sur la poitrine. » ”
