Évariste Huc,
Souvenirs d’un voyage dans la Tartarie…
“ Les brigands y sont, pour ainsi parler, à demeure fixe, attendant les voyageurs qui se rendent à Tolon-Noor, ou qui en reviennent. Malheur à l’homme qui tombe entre les mains de ces brigands ! Ils ne se contentent pas d’enlever l’argent et les animaux ; ils arrachent même les habits, et abandonnent le malheureux détroussé, à la merci du froid et de la faim. Les voleurs de ces contrées savent assaisonner leur brigandage de politesse et de courtoisie. Ils n’ont pas la malhonnêteté de vous braquer un pistolet sur la gorge, et de vous crier brutalement : La bourse ou la vie ! ”
