Henri Pigeonneau,
Le Cycle de la croisade et de la famille de Bouillon…
(1877)
“ Quelle que soit la patrie et l'origine de Pierre l'Ermite, les chroniqueurs et les trouvères sont d'accord sur un point, c'est que noble ou vilain, il appartient au peuple par son extérieur grossier, par sa pauvreté, par le caractère même de son éloquence faite pour entraîner les multitudes : mais là s'arrêtent les ressemblances entre la légende et l'histoire. Le véritable Pierre l'Ermite, celui que ses compagnons appelaient Petit-Pierre (coucoupiétre) , est chétif, maigre, chauve, épuisé par les jeûnes et par les fatigues. L'âme a dévoré le corps : il n'a rien de l'homme de guerre ”
