Résumé

N.-Alfred Carré Nos petits procès : notes sur le droit familier… (1880)

C'est au contraire le domestique qui ne vient pas au jour fixé prendre son service : le maître réclamera légitimement le denier à Dieu, exigera l'indemnité de huit jours et des dommages-intérêts, s'il y a lieu.
Le domestique est entré chez son maître ; très-peu de temps après il est renvoyé. Le maître n'a pas le droit de retenir le denier à Dieu sur les gages.
C'est au contraire le domestique qui quitte son maître : encore dans ce cas, le maître ne prélèvera pas le denier à Dieu sur les sommes dues.
Source : Gallica

N.-Alfred Carré Nos petits procès : notes sur le droit familier… (1880)

L'expression outrageante, le terme de mépris, l'invective ne doivent renfermer l'imputation d'aucun fait; ils constituent la diffamation et non l'injure. L'imputation d'un fait, c'est attribuer à autrui un acte quelconque, en lui en rapportant le mérite ou le démérite, l'éloge ou le blâme; c'est reprocher directement, offenser spontanément, appliquer à une personne la chose contenue dans l'injure. (Voir supra, n° 46.)
49. L'injure légale est grave ou simple ; l'une est un délit justiciable des tribunaux correctionnels, l'autre une contravention réprimée par les tribunaux de police.
Source : Gallica

N.-Alfred Carré Nos petits procès : notes sur le droit familier… (1880)

Si, en effet, la responsabilité suscite parfois de très-gros différends portant sur des sommes très-élevées, elle donne lieu fréquemment à de tout petits procès ayant pour cause de toutes petites réclamations.
La responsabilité prend sa source dans ce principe d'équité vulgaire : réparer le dommage causé.
Elle a sa consécration légale dans l'article 1382 du Code civil, ainsi conçu :
« Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature