Arnobé

Définition et enjeux

Portrait de Auguste Bouché-Leclercq Auguste Bouché-Leclercq De la dignité des lettres anciennes (1873)

Arnobe, un africain lui aussi, répliqua vertement ; il réclama le droit de se moins préoccuper de la forme que du fond, et voulut montrer que la religion des païens prêtait bien plus à rire que le style inculte des chrétiens. Cependant, il n'était point assez émancipé des traditions classiques pour protester contre le goût et pour s'attaquer à la gloire littéraire du monde profane. Lactance, son disciple, fit mieux ; il montra le christianisme réconcilié dans ses écrits avec l'élégance du langage, et mérita le surnom de Cicéron chrétien.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Vapereau Gustave Vapereau Dictionnaire universel des littératures (1876)

III Gervinus Neuere Gesch. der poet. natiott. Lit., t. Il. ARNOBE, Arnobius, écrivain latin, né à Sicca, en Numidie, écrivit au commencement du IVe siècle. Né dans la religion païenne, il se convertit à la foi nouvelle, dont il devint l'apologiste. Il enseigna la rhétorique et fut le maître de Lactance. C'est tout ce qu'on sait de sa vie. Quant à son ouvrage intitulé Libri septem adversus Gentes, c'est moins une défense du christianisme qu'un traité contre les païens, comme l'indique le titre. On y trouve l'histoire anecdotique du polythéisme romain.
Source : Gallica

Dictionnaire de théologie catholique

Seulement ne laisse-t-il pas croire que les deux personnes divines ainsi opposées sont inégales et que le Fils est réellement inférieur au Père ? Il est remarquable qu’au Ve siècle, Arnobe le Jeune, dans le Conflictus Arnobii catholici et Serapionis, i, 1, P. L., t. lui, col. 257-258, voulant exposer la doctrine arienne, n’a rien trouvé de mieux que d’emprunter les formules de Novatien, comme si celles-ci exprimaient les erreurs mêmes d’Arius.
Source : Wikisource

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