Louis Bertrand,
Sanguis martyrum
“ Déjà, à Carthage, le soir des funérailles de Cyprien, cette tranquillité l’avait surpris. Avec tous les fidèles portant des torches et des cierges, il était allé au Champ de Sextius chercher le corps du martyr, pour l’ensevelir, près des Piscines, dans la propriété du procurateur Macrobius Candidianus. Un moment, il avait contemplé, à la lueur des cires, la tête exsangue du supplicié, plus livide que la cire même des cierges, et qui paraissait plus morte que la mort, à cause du souvenir de l’extraordinaire vivant, dont le souffle palpitait tout à l’heure sur ces lèvres closes. ”
