Alexis Pierron, Histoire de la littérature grecque (1850)
“ Je ne décide point si le poëte, en attaquant d’autres démagogues, tels que Mégalagyrus et les Cléanactides, ne fit qu’un légitime usage de ses armes puissantes. Quant à sa conduite envers Pittacus, ni les malheurs d’un long exil, ni la rancune aristocratique, ni le dépit d’une défaite en rase campagne, ne le sauraient justifier de ses torts. Ce n’était pas d’un tel homme qu’on pouvait dire : « Ce mauvais citoyen, ce Pittacus, le peuple, d’une voix unanime, l’a établi tyran de la cité infortunée, dévolue à un funeste destin. » Alcée n’épargnait à Pittacus aucune outrageante épithète. ”
