Camille Sabatier de Castres, La grande île : suite de "La capricieuse" (1899)
“ Dès lors le choix du serpent fut fixé. Il s'élança sur le malheureux Plock. Mais celui-ci était courageux, il était adroit. Il bondissait, évitant les nœuds redoutables de son ennemi, essayant de le saisir par le dos. La nature donne aux animaux l'instinct et leur fait connaître le fort et le faible de leurs ennemis. Cette connaissance instinctive leur est nécessaire pour leur défense, pour la conservation de l'espèce. Quoique n'ayant jamais été aux prises avec un serpent, Plock savait que celui-ci se retourne difficilement, qu'il a la colonne vertébrale fragile ainsi que ses congénères. ”
