Louis-François Raban, Le valet du diable (1838)
“ Pauvre Turquoise! elle marchait à l'aventure, heurtant ses petits pieds contre les pierres et trébuchant dans l'obscurité. Elle commençait à se décourager : depuis des heures elle marchait ainsi, et le froid et la faim menaçaient d'arrêter sa course. « Mon Dieu, dit-elle, veillez sur moi, et empêchez-moi d'avoir peur. Et toi, mon cher talisman, où es-tu? » Mais les précieuses mules avaient été oubliées au milieu de la panique générale. « Quoi ! répétait-elle en pleurant, ces reliques de ma mère appartiendront à d'autres et seront profanées! » ”
