“ Pièce très-remarquable et d'une belle conservation. 1396 — Vulci. — Amphore; peinture noire rehaussée de rouge et de blanc; départ d'un guerrier chaussant un de ses brodequins; à ses pieds est son casque, en face une femme lui présente ses deux javelots et son bouclier; derrière, un guerrier revêtu de ses armes; au revers, deux guerriers dans un quadrige. Haut. 40 cent. 1397 — Vulci. — OEnochoé; peinture noire rehaussée de rouge; un cavalier barbu, la tête nue, tenant deux javelots et suivi d'un homme à pied ; devant le cavalier un vieillard assis, peut-être un roi, portant un sceptre. ”
Citations sur “Vulci”
Catalogue et description du musée royal d'armures… (1854)
“ Peintures noires sur fond rouge : au centre de la coupe un satyre dansant et à l'extérieur du rebord une ronde de plusieurs satyres. 20 Vase de Vulci à une anse et à ouverture triangulaire (œnochoé, olpe) . Peintures rouges et blanches sur fond noir. Un homme et une femme sont couchés sur un lit de repos ; l'homme tient un rameau de la main droite et la femme un plateau ; une esclave debout leur présente à boire dans une coupe. Au pied du lit est posé un plateau rempli de fruits. 21 Un idem. Fleurs et ornements blancs et jaunes sur fond brun. ”
André De Ridder, Catalogue sommaire des bijoux antiques (1924)
“ Cylindres d'or, coulants en agate et en pâte de verre ; au centre, cylindre gravé en onyx rayé (roi achéménide) . 592. (G 2o3) . — Semblable. — L, o,34. Au centre, scarabée en agate rayée, d'où pend une tète d'Achéloos ; à droite, à gauche et à l'un des bouts, têtes de lion (cf. le n° 581) ; sphères d'or, lisses ou granulées. 593. (C 234) . — Collier en or et en ambre. - L. 0,47. Sphères, vases et perles, en or et en ambre. 594. (C 194) [Vulci] . — Semblable. — L. 0,46. Analogue au précédent; dauphin à chaque extrémité et rouelle à l'un des bouts. ”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Vingt fois il prend, laisse et reprend vingt fois ces brillans cuissards, où l’argent se mêle à l’or pur, et balance d’un air martial tantôt la redoutable lance, tantôt le bouclier d’ineffable structure. Sur l’orbe immense Vulcain avait tracé l’histoire de l’Italie et les triomphes des Romains ; Vulcain, pour qui le sort n’a point d’arrêts cachés, pour qui l’avenir est présent. Là figuraient tous ces héros, future postérité d’Ascagne, et ces batailles mémorables qui leur devaient un jour asservir l’univers. D’abord s’offrait l’antre de Mars. ”
Virgile,
Œuvres de Virgile (coll. Panckoucke…
“ Devant lui s’avance une longue file de nations vaincues, aussi diverses par leur langage que par leurs vêtements et leurs armes. Ici, Vulcain avait représenté les peuples nomades, et les Africains à la robe flottante ; là les Cariens, les Léléges, et les Gélons armés de flèches ; l’Euphrate déjà roulant ses ondes avec moins de fierté ; les Morins qui habitent aux extrémités de la terre ; le Rhin à la double corne, et les Dahes indomptés, et l’Araxe indigné sous le pont qui l’outrage. Telles sont les merveilles qu’Énée admire sur le bouclier de Vulcain, présent de sa mère. ”
“ « Cyclopes, c’est assez, arrêtez, dit Vulcain ; Des travaux plus pressés attendent votre main : Allons, fils de l’Etna, ni délai, ni murmure ; Pour un jeune héros j’ai besoin d’une armure ; Que vos feux un instant ne se reposent pas : Il me faut tout votre art, il me faut tous vos bras ; Hâtez vous, quittez tout ». Ainsi Vulcain ordonne. Soudain le mont au loin sous les marteaux résonne ; Tous d’une égale ardeur poursuivent leurs travaux ; L’acier, l’or et l’argent coulent en longs ruisseaux. ”
“ Vulcain tout-puissant, dieu très-fort, flamme éternelle, toujours alimentée par des souffles enflammés, dieu de la lumière, dieu brillant, dieu éternel et rempli d’habileté ; toi qui travailles le fer, pur élément, portion du monde qui dévores tout, qui domptes tout, qui surpasses tout, qui envahis tout. Le soleil, la lune, les étoiles, ne reluisent aux yeux des mortels, ô Vulcain, que comme les membres enflammés de ton corps. Tu fréquentes toutes les maisons, toutes les villes, tous les peuples ; dieu bienheureux et aimable, tu t’insinues dans les membres des mortels. ”
Collection Emile Gavet : catalogue raisonné… (1889)
“ URBINO. ATELIER DE XANTO, VERS 1540 VULCAIN FORGEANT LES FLÈCHES DE L'AMOUR. -Au centre Vulcain, debout, tient une flèche de la main gauche et la pose sur l'enclume ; il lève son marteau de la main droite et se prépare à frapper. A droite, Vénus assise sur un rocher; elle est nue et une draperie flotte derrière elle. Au second plan, à gauche, la forge de Vulcain. Fond de rochers et de mer. Dessin en bistre verdâtre, modelé de bistre roux éclairé de blanc. Tons jaune clair, vert clair, noir, bleu, ocre jaune; bord jaune. ”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Elle dit ; et, pendant qu’il balance, Vénus, ouvrant ses bras d’albâtre, y presse mollement son époux. Aussitôt Vulcain sent renaître sa flamme accoutumée : une ardeur connue se rallume en ses veines, et dans ses sens émus court le feu du désir. Tel, quand la foudre étincelante fend les airs embrasés, l’éclair brille, et fuit à travers les nuages en sillon de lumière. ”
“ Tout s’empresse ; partout coule un miel odorant. Tels les fils de Vulcain, dans les flancs de la terre, Se hâtent à l’envi de forger le tonnerre : L’un tour à tour enferme et déchaîne les vents ; L’autre plonge l’acier dans les flots frémissants ; L’autre du fer rougi tourne la masse ardente : L’Etna tremblant gémit sous l’enclume pesante ; Et leurs bras vigoureux lèvent de lourds marteaux, Qui tombent en cadence et domptent les métaux. Tels, aux petits objets si les grands se comparent, En des corps différents les essaims se séparent. ”
Charles Perrault,
Œuvres choisies de Charles Perrault…
“ Chef-d’œuvre de Vulcain, où son savant burin. Sur le front lumineux d’un résonnant airain, Avait gravé le ciel, les airs, l’onde et la terre, Et tout ce qu’Amphytrite en ses deux bras enserre, Où l’on voit éclater le bel astre du jour, Et la lune, au milieu de sa brillante cour. ”
Auguste Dumont, Paris-Éros. Première série, Les maquerelles inédites
“ Vulcain revient... neuf mois après. Vénus est assise sur l’herbe, se faisant un bouquet de renoncules, qu’elle offre à son mari. — Quoi de neuf ? lui demande-t-il. — Très drôle, j’ai accouché d’Hermaphrodite, ni fille, ni garçon. C’est Mercure qui m’a joué ce tour-là. — Je l’aurais deviné ; c’est le plus fieffé polisson de l’Olympe. Enfin, c’est une ressource pour elle, elle pourra s’exhiber dans les foires. Mais cela n’empêche pas le sentiment ; allons à nos petites affaires. Je me sens tout gaillard aujourd’hui ; le grand air me fait du bien. Ils disparaissent. Vulcain revient... ”
Charles Sorel,
Le Berger extravagant
“ Les physiciens cachent ainsi leurs secrets dessous ces fables, et si Vulcan est de tous mestiers chez les dieux, c’est pour monstrer que les operations de la nature et de l’art ne se font guere sans feu, soit un feu corporel, soit un feu spirituel que l’on prend pour l’action vehemente, ou pour la diligence des ouvriers. ”
Virgile,
Énéide/Traduction Guerle
“ Demeure de Vulcain, cette île s’honore du nom de Vulcanie.... C’est là que l’immortel forgeron descend des hauteurs de l’Olympe. Alors battaient le fer dans leur antre les laborieux Cyclopes, Brontès, Stérope, et Pyracmon aux bras nus. Entre leurs mains était un foudre ébauché, un de ces foudres que Jupiter en courroux lance des cieux sur la terre. Une part est finie, l’autre imparfaite encore. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ Vulcain était surtout adoré en Sicile, en Égypte, à Athènes, à Rome; Romulus lui avait élevé un temple hors des murs de la ville. On trouve une analogie remarquable entre le nom grec de Vulcain (Hephæstos) et celui de la déesse Vesta (Hestia, Festia) , à laquelle le feu était aussi consacré. On a également remarqué la ressemblance du nom de Vulcain avec Tubal-Caïn, le 1er homme qui, ait travaillé le fer et l'airain. On le représente un marteau à la main et un bonnet conique sur la tête. On doit à Éméric David des recherches sur Vulcain, 1837. ”
Musée Wiertz, Catalogue du musée Wiertz (1870)
“ Un portefeuille contenant dix esquisses de Un Grand de la terre. 7. — La. Forge de Vulcain. 185. - Peinture à l'huile. Hauteur, 2m12. Largeur, 2m80. Vulcain médite un dessin, pour être forgé dans le fer ou buriné dans l'or, sur une cuirasse ou sur un bouclier. Vénus lui présente le jus du raisin que des "nymphes font couler dans une coupe d'or. L'amour est là, l'amour non moins inspirateur que le vin. Les nymphes attendent avec curiosité l'idée de l'artiste. Dans le fond, des Cyclopes forgent une armure. ”
Louis Baudet, Mythologie de la jeunesse
“ Vulcain, fils de Jupiter et de Junon, était le dieu du feu et des forgerons. Lorsqu'il vint au monde, Jupiter le trouva si laid, qu'il le précipita d'un coup de pied sur la terre; dans sa chute il se cassa la cuisse, et il resta boiteux toute sa vie. ”
Platon,
Œuvres de Platon, traduites par Victor Cousin
“ Ainsi, nous appelons fils de Jupiter celui qui ordonne son âme selon le ciel; fils de Pluton, celui qui vit d’une vie terrestre ; fils de Neptune, celui qui suit les lois de l’ordre intermédiaire. — Vulcain est une puissance préposée aux corps. C’est pour cela qu’il travaille avec des soufflets, ἐν φύσαις, c’est-à-dire, ἐν ταῖς φύσεσιν, avec les productions de la nature. Puisqu’il est ici question des îles fortunées, de la justice, du châtiment, de la prison, faisons connaître chacune de ces choses. Il faut savoir que les philosophes comparent la vie humaine à la mer ”
Charles Monselet,
Les amours du temps passé
“ A la place, un boiteux, un travailleur de nuit et de jour, un butor qui est marié et qui est jaloux,—une vraie nature d'homme enfin, au milieu de tous ces dieux goguenards et bellâtres. Disons, puisque l'occasion s'en présente, combien il excite notre pitié, ce Vulcain toujours occupé à plaider en adultère, mais non en séparation, et de qui se moque continuellement et si injustement une mythologie sans cœur. Il est la seule réelle passion dans ce ciel d'opéra, la seule colère touchante. ”
Luís de Camões,
Les Lusiades, poëme de Camoens…
(1842)
“ Un chant mélodieux, d'une douceur divine, Animait les travaux de la troupe enfantine. C'est au feu des désirs que ces jeunes Vulcains Forgent le fer cruel de leurs traits assassins, Incorruptible feu qu'Amour sans cesse allume Et qui, brûlant toujours, jamais ne se consume. ”
Edmond Rostand,
Le Cantique de l'Aile
(1922)
“ « Et du feu ? » dit Vulcain, vers les phares penché.Jupiter, des deux doigts, claque un appel : « Psyché ! »Un bras nu tend la lampe immortelle et fragile,Et le bec de nickel s’allume au bec d’argile.Vulcain met le moteur en marche. Et l’on diraitQu’il moud le café des Cyclopes. Tout est prêt. ”
Clovis Hesteau de Nuysement, Amour pour foudroyer.
“ Amour pour foudroyer les hommes & les Dieux, Non du feu dont Vulcan en sa caverne basse, Le tonnerre sifflant sur son enclume amasse : Ainsi d'un autre incogneu au monde spacieux. Ardantement jaloux de voir que des hauts Cieux, De son bras rougissant Jupiter seul terrace, Le sommet des rochers qui le contremenace : Rabaissant leur orgueil d'un esclat furieux. ”
Charles Magnin, Revue des Deux Mondes
“ Pour nous venger des humains, je leur enverrai un fléau qu’ils embrasseront comme une idole. En disant ces mots, le père des dieux et des hommes riait. Il ordonna à son fils Vulcain de mêler ensemble de la terre et de l’eau, et de communiquer à ce mélange la voix et la forme humaine, de lui donner une figure aussi belle que celle des déesses, en un mot, de modeler la plus ravissante des vierges. ”
Alfred Jarry,
Les Minutes de sable mémorial
(1894)
“ Vulpian et Aster s' assirent sur les rocs haut-enamourés de leurs simarres . O la lubricité de leurs yeux verts et le givre digital de leurs regards de marronnier ! Vulpian et Aster ont dans leurs yeux les bonnes joies des morts , violateurs du néant . Et l' éventail de leurs yeux verts palpite comme les palmiers libyens . VULPIAN . – Je te le dis , ce jour est le jour de notre déshonneur mortel . Où sont les rideaux que nous avons soufflés comme les fumées des arbres ? ASTER . – Le vent aux trois mains a quintuplé son fouet de sibylle . ”
Le jardin enchanté : ballet-pantomime en deux tableaux… (1858)
“ Vulcain paraît, accompagné des Cyclopes et des Furies ; il regarde de tous côtés s'il n'est pas aperçu, ne voit personne et fait tendre ses filets aux pieds d'un siége sur lequel viendront, sans doute, s'asseoir les amants, mais de manière à ce que son piége reste invisible à leurs yeux. Les Furies y jettent leurs enchantements. Joie de Vulcain à la vue de l'artifice qu'il a conçu pour surprendre Vénus et Mars. ”
Victor Sauquet, L'Enfant des montagnes, par Victor Sauquet (1867)
“ C'est un gracieux pyroscaphe que le Vulcain! Comme sa coque est élancée ! Comme son taille-mer fend coquettement l'onde blanchissante et projette à l'avant une pluie de perles nacrées! Son pont est lavé, frotté, ciré avec luxe, avec recherche même ; mais c'est la recherche de la propreté. Ne dirait-on pas le parquet d'un boudoir? Sa mâture est simple, rudimentaire, comme celle des navires à vapeur. Biais comme cette mâture est fine, svelte, déliée ! Voyez comme la flamme, couronnant le grand mât, trace capricieusement une spirale ”
Jacques Édom, Mythologie élémentaire contenant un précis de la mythologie des Égyptiens… (1852)
“ CULTE ET IMAGES DE VULCAIN.- On célébrait à Athènes, en l'honneur de Vulcain, des fêtes appelées lampadodromies : c'étaient des courses dans lesquelles les concurrents se passaient de main en main une torche qui ne devait s'éteindre qu'au bout de la carrière ; emblème sensible de la vie, que les hommes se transmettent de génération en génération, dans la succession des âges. ”
Musée des Augustins, Catalogue raisonné de la galerie de peinture du musée de Toulouse (1836)
“ Turnus avait fait arborer l'étendard de la guerre au haut de la citadelle de Laurënte ; Vénus effrayée par ces menaces s'adressa à Vulcain; celui-ci fit forger des armes par les Cyclopes Bronte, Stérope et Pyràcmon, qui employèrent à cet ouvrage l'or, l'airain et l'acier. Vulcain remit ces armes à Vénus qui les apporta elle-même à son fils. Le huitième ; livre de l'Enéide contient la description du i bouclier d'Enée, où les plus célèbres actions t des Romains étaient représentées, et surtout les événements les plus mémorables du règne i Cette esquisse est agréable, et d'une exécution facile. ”
Denis-Joseph-Claude Le Fèvre, Pèlerinages d'un Childe-Harold parisien aux environs de la capitale… (1825)
“ Et du goût qui de l'onde a pénétré le sein Ces bains expliquent l'origine. Mais d'où lui vient cette sève d'Aï, Que le bouchon emprisonne avec peine? D'une entrevue où Vulcain fut trahi Pour le dieu du buveur Silène. Dans une absence de Vulcain La Naïade mélancolique, Sur son urne appuyée, entend un bruit lointain ; Elle ptête l'oreille; il approche, et soudain Qui voit-elle ? Bacchus! Il était sans tunique, Et n'avait pour voile pudique Qu'une ceinture de raisin. Il va vite en amour quand il se met en train. Pour son début il embrasse la belle, Qui s'étonne et résiste en vain ”
Toussaint-Bernard Émeric-David,
Recherches sur l'art statuaire…
(1863)
“ Il dit, aussitôt le boiteux Vulcain modèle avec de la terre une figure semblable à une vierge pudique. Minerve revêt la jeune nymphe d'un voile éclatant, d'une tunique blanche et d'une brillante ceinture. Elle pose sur sa tête une couronne d'or, chef-d'oeuvre de l'industrieux ouvrier, sur laquelle tous les animaux que la terre et la mer nourrissent dans leur sein, paraissent vivants. Ainsi parée, la séduisante Pandore est conduite dans l'assemblée des Dieux, qui admirent le piége adroit que Jupiter a tendu aux mortels 1. ”
Virgile,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Cependant Vénus apparaît brillante sur les nuages, apportant les armes promises à son fils. Dès qu’elle le vit au fond d’une étroite vallée, (8, 610) et se reposant à l’écart sur les fraîches rives du fleuve, elle s’offre à ses regards, et lui parle en ces mots : « Les voilà ces présents que Vulcain, mon époux, m’avait promis pour toi ; voilà ces armes que son art a achevées. Maintenant, ô mon fils, ne crains plus de défier au combat et les superbes Laurentins et le bouillant Turnus. » ”
Alexandre Dumas,
Le Capitaine Aréna (1842)
“ Vulcano, pareil au dernier débris d’un monde brûlé, s’éteint tout doucement au milieu de la mer qui siffle, frémit et bouillonne tout autour de lui. Il est impossible, même a la peinture, de donner une idée de cette terre convulsionnée, ardente et presque en fusion. ”
