Fustel de Coulanges,
Revue des Deux Mondes
“ Maintes fois ce colon est qualifié homme libre. Aussi possède-t-il ce qu’un esclave n’aurait jamais, une famille et des droits civils. A l’opposé de l’esclave, il hérite de son père, et ses enfans de lui. Il peut posséder en propre. Sa tenure, bien entendu, n’est jamais sa propriété ; mais, en dehors de sa tenure, aucune loi ne l’empêche d’être propriétaire d’un immeuble. Il peut tester en toute liberté pour ce qui est à lui. Enfin, il a la protection des lois et le droit de se présenter en justice. Il peut plaider même contre son maître. ”
