Mégissier

Définition et enjeux

Anonyme Le Livre des mille nuits et une nuit

Pendant qu’elle était ainsi occupée, vint à passer, avec son âne, un ânier, qui depuis une semaine n’avait pas trouvé de besogne et qui était un mangeur de haschisch par-dessus le marché. Et la vieille putain l’appela en lui criant : « Hé ! ô ânier, viens ! » Et l’ânier s’arrêta à la porte avec son âne, et la vieille lui demanda : « Toi, connais-tu mon fils, le teinturier ? » Il répondit : « Ya Allah ! et qui le connaît mieux que moi, ô ma maîtresse ? »
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Anonyme Le Livre des mille nuits et une nuit

Il vit l’ânier dans la boutique en train de tout démolir et de casser les grandes jarres et les cuves ; et déjà la boutique n’était qu’un amas de décombres et de boue bleue ruisselante. À cette vue, il s’écria : « Arrête, ô ânier ! » Et l’ânier s’arrêta dans sa besogne et dit au teinturier : « Louanges à Allah pour ta sortie de prison, ô maître teinturier ! Vraiment mon cœur était avec toi ! » Il demanda : « Que dis-tu là, ô ànier, et que signifie tout cela ? » L’ânier dit : « On a fait, pendant ton absence, la déclaration de ta faillite ! »
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Portrait de Irénée de Lyon Irénée de Lyon Les Pères de l’Église

Comment comprendre ensuite la création d’Ennoia, de l’enthymèse et des autres affections, qui ne sont autre chose que des modifications de Nus lui-même ? Si on les désigne par une autre expression, ce n’est point pour indiquer un être différent, mais seulement une extension du même être, le sens intime, qui produit des pensées diverses et qui les domine, restant toujours le même.
Nous donnons le nom d’Ennoia à la naissance de la pensée ; si cette pensée croît et se développe et préoccupe l’âme, elle prend le nom d’enthymèse.
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