Sclérose pulmonaire

Définition et enjeux

Jules Boy Du poumon cardiaque (sclérose pulmonaire… (1883)

Nous venons, croyons-nous, d'établir suffisamment l'existence d'une altération dans le parenchyme pulmonaire, chez les cardiaques. Nous avons fait voir que l'aboutissant du travail pathologique était une prolifération conjonctive qui déterminait l'épaississement des parois alvéolaires, diminuait les dimensions de l'alvéole et s'opposait, somme toute, à son fonctionnement physiologique. Nous nous croyons donc autorisé à avancer l'existence d'une sclérose pulmonaire ; nous savons de plus que cette sclérose a été étudiée sur des poumons de malades morts d'affection cardiaque.
Source : Gallica

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

Le diagnostic de la sclérose pulmonaire est difficile. Quand, chez un individu toussant depuis longtemps, sujet à des poussées de bronchite, à des hémoptysies, on constate les signes physiques d'une induration pulmonaire d'étendue variable, paraissant compliquée d'ulcération ou même d'excavation, il est fort difficile de se prononcer entre une pneumonie chronique et une tuberculose à évolution lente. En pareil cas la constatation de bacilles dans les crachats donne un renseignement décisif, mais leur absence ne suffit pas à infirmer l'idée de tuberculose.
Source : Gallica

Léon Gigot-Suard L'Herpétisme, pathogénie, manifestations… (1870)

On sait que l'emphysème pulmonaire occupe souvent le sommet des poumons, et que, dans cet état morbide, les signes fournis par l'auscultation sont à peu près ceux qui caractérisent la sclérose pulmonaire et la phthisie commençante. Ainsi, il y a affaiblissement partiel et parfois absence totale du murmure vésiculaire, l'expiration est souvent rude et prolongée, tandis que l'inspiration se fait à peine entendre, enfin il n'est pas rare de percevoir des craquements humides pendant de fortes inspirations ou des quintes de toux.
Source : Gallica

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