Gangrène pulmonaire

Définition et enjeux

J. N. Ries Traité de médecine des animaux domestiques… (1925)

Les corps étrangers solides, les parcelles alimentaires de toutes dimensions et les liquides irritants qui pénètrent ainsi dans les voies, respiratoires ne provoquent pas directement la gangrène pulmonaire. Ils déterminent d'abord dans la muqueuse des bronches et le parenchyme pulmonaire un processus inflammatoire en général diffus, très étendu, bientôt intense, nécrogène. Les agents qui transforment les premières lésions en foyers gangreneux sont les microbes saprophytes (streptocoque, staphylocoque, bacille de la nécrose) entraînés dans
le poumon par les corps étrangers.
Source : Gallica

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

La gangrène pulmonaire résulte de l'invasion du parenchyme pulmonaire par les germes saprogènes, surtout par les anaérobies (Veillon et Zuber) . Cette invasion est primitive ou secondaire à toute lésion traumatique, inflammatoire ou nécrobiotique de l'organe. Elle s'opère tantôt à la faveur d'une plaie, tantôt par voie sanguine (embolies) , ou plus souvent par voie aérienne, bronchique.
Source : Gallica

Adolphe d' Espine Traité pratique des maladies de l'enfance… (1899)

MARCHE et PRONOSTIC. — La durée de la maladie est très variable; elle oscillera, suivant Atkins, entre deux et vingt jours. La maladie décrite par les Anglais sous le nom de gangrène intermittente peut se prolonger pendant des mois avec des rémissions passagères; elle ne se rapporte pas à la véritable gangrène du poumon, mais plutôt à la bronchite putride, à l'empyème avec fistule bronchique ou à la phtisie pulmonaire avec formation de cavernes.
La gangrène pulmonaire se termine presque toujours par la mort.
Source : Gallica

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